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Journée Mondiale des compétences des Jeunes

La compétence… Ce mot est devenu à la mode dans le monde du travail.. On ne parle plus seulement d’expériences, de savoirs acquis ou de capacités. Il s’agit de savoir “mobiliser dans l’action un certain nombre de savoirs combinés de façon spécifique en fonction du cadre de perception que se construit l’auteur de la situation” Richard Wittorski. Cette journée mondiale vise à aider les jeunes à développer leurs compétences afin d’accélérer leur transition vers le monde du travail. Plusieurs données sont à prendre en compte: l’augmentation de la population et donc du nombre de personne arrivant sur le marché du travail chaque année, la hausse du chômage, les inégalités, la pauvreté.. C’est ainsi que la communauté internationale essaie d’avoir une approche globale de la situation et cherche à développer l’accès à l’éducation et à la formation. Les diplômes ne font pas tout.. Beaucoup de jeunes universitaires sont finalement mal préparés lorsqu’ils recherchent un emploi. L’accès à l’enseignement et à la formation techniques et professionnels (EFTP) est un objectif primordial et fait partie d’un programme de développement durable pour 2030 adopté par les Nations Unies.

La question qui se pose est l’enseignement distribué aujourd’hui en France permet-il de préparer les jeunes à la vie professionnelle? Ces mêmes jeunes ont ils la possibilité de développer leurs talents, leurs aptitudes, peuvent-ils exprimer leurs préférences ou sont-ils obligés de se mouler dans des cases? Les conseillers et les professeurs les prennent-ils dans toute leur individualité, leur spécificité? Ou leur indiquent-ils un chemin, une voie toute tracée par la société? Filière générale, technologique ou professionnelle… quels à priori? Gamin.e.s, on a tous vu un.e conseiller.e d’orientation à l’école, sommes allé au BDI (Bureau de documentation et d’information), avons lu les brochures ONISEP.. Mais ce n’est pas ça qui fait naître une vocation.. Ce qui compte, c’est aussi l’enseignant qu’on a face à soi.. C’est la Vie que l’on observe, les modèles que l’on rencontre, les expériences que l’on accumule. Est ce que l’éducation nationale permet aux jeunes de se confronter à la réalité, à se faire un avis sur un métier? Il n’est pas certain qu’un seul stage d’une semaine soit suffisant. Il n’est pas dit que rester assis à un bureau pendant des heures à écouter un professeur déclamer son cours soit le meilleur chemin pour se connaître.

Arrive-t-on jamais à savoir qui on est vraiment? Ce qu’on est? Ce qu’on vaut? Ce qu’on veut être? Ce qu’on sera? Et puis, dans un pays de traditions judéo-chrétiennes, cela peut-être aussi compliqué de se voir, de s’accepter, de se montrer vraiment tel que l’on est…. Sans s’excuser, sans se flageller.. Être.. à soi.. Assumer ses talents, ses acquis, ses compétences. S’imposer dans un monde qui voudrait peut-être que l’on soit quelqu’un d’autre, que l’on fasse autre chose. Et ne pas se perdre… Ne pas s’oublier.. Dans un monde qui parfois rend sourd et aveugle.. dans un quotidien qui peut devenir abrutissant.. Des contraintes financières qui prennent en otage tout un avenir…

Il existe des Ateliers permettant aux jeunes de s’orienter en toute tranquillité vers un avenir professionnel choisi, en fonction de leurs compétences, de leurs appétences… Il existe aussi des lieux ressources pour les adultes qui auraient endossé d’autres rôles et souhaiteraient se retrouver..

Et puis, comprendre que l’univers professionnel, c’est un tout.. Qu’un parcours peut emprunter quelques détours, et que ce sont les expériences diverses et variées qui permettent d’acquérir et de renforcer ces fameuses compétences… pour finir par atteindre un métier qu’on n’aurait pas imaginé à 15 ans..

Panem et circenses

Le 11 juillet 1987, la population mondiale a atteint 5 milliards de personnes. Depuis 1990, cette journée est célébrée pour alerter et sensibiliser aux différents défis auxquels le genre humain va devoir faire face. Cela veut donc dire que, au moins depuis les années 90, on sait que l’expansion de la population mondiale peut poser problème.. Dans certains pays, souvent les plus pauvres, on constate un manque de nourriture, des conditions sanitaires inacceptables, une mortalité infantile, voire maternelle, élevée et une pollution extrême.

En 30 ans, la population mondiale aurait augmenté de presque 3 milliards d’humain. Les solutions proposées pour favoriser une meilleure qualité de vie et limiter la croissance sont :

  • L’éducation
  • La planification familiale
  • Une agriculture durable et raisonnable
  • Le commerce équitable    

Quand on lit ce genre de liste, on pense aux pays défavorisés, ou en développement.. Qui n’ont pas les moyens des pays riches.. Pourtant, ce n’est pas parce qu’on a plus de possibilités qu’on est un bon élève. Et c’est sans compter les religions et autres lobbys qui servent avant tout leurs intérêts ou leurs croyances plutôt que notre chère planète Terre. Rien qu’en France, les moyens financiers sont sans doute présents mais ils ne sont pas utilisés à bon escient… La Santé, l’Ecole, l’Agriculture, trois univers qui auraient bien besoin d’un coup de pouce pour tendre vers le mieux… A la place, on divertit le peuple avec des événements sportifs et on s’indigne pour des causes historiques en péril… Il paraît qu’il y a des gens qui, dans un soucis écologique, ont décidé de ne pas avoir d’enfants… C’est un choix qu’ils expliquent et vivent très bien. Tout le monde ne le fera pas.. Alors quoi? Une bonne guerre mondiale, histoire de faire un peu le ménage? Une catastrophe écologique? Humanitaire? Une épidémie faute de vaccins? Une visite de Thanos?

Que faudrait-il faire?

Doit-on vraiment endiguer, contrôler le nombre de naissance? C’est un vaste sujet… Qui est intimement lié à la question écologique… Et si nous décidions tous de prendre cela au sérieux?  C’est à dire, et si nous cessions de consommer et polluer en premier lieu… que nous nous soucions de nos déchets, et de leur traitement? Et si on mettait suffisamment la pression aux grandes entreprises pour qu’elles fassent leur part? Parce que bien sûr que chacun peut faire un peu, mais leur responsabilité est énorme. Et nous, petits colibris, ne sommes pas les plus pollueurs. La question de la population serait probablement moins angoissante après tout cela..

Parce que la croissance économique en conduisant à une surexploitation des ressources naturelles de la planète, ne mènera qu’à la destruction de notre monde.. Parce qu’il faut avoir conscience que la mer commence à la première bouche d’égout, qu’il y a parfois des achats irraisonnés et inutiles, que les objets ont une histoire avant qu’on se les ai appropriés et après qu’on les ai abandonnés, souvent dramatiquement humaine… Que la consommation est désormais l’expression de notre conscience citoyenne.

Si les grands de ce monde voulaient bien se décider, en favorisant l’éducation, et la planification familiale, en développant une agriculture durable et raisonnable ainsi qu’un commerce équitable. Alors, on peut espérer qu’être nombreux sur Terre ne soit pas un si grand problème.. Saviez vous qu’à la fin des années 80, un consensus international visant à réduire les émissions de gaz à effet de serre était près de voir le jour? Mais c’était sans compter John Sununu, l’un des premiers climato-sceptique et accessoirement chef de cabinet du gouvernement Bush, qui participa à élaborer une stratégie du doute afin de protéger les profits des grandes entreprises. C’est édifiant! Pour en savoir plus, lisez le livre de Nathaniel Rich “Perdre la terre”.

Peut-on dire que cette journée mondiale est aussi là pour nous rappeler que si nous, humains, ne faisons que passer, cela ne veut pas dire que nous ne laissons pas de traces indélébiles?