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Journées à l’Internationale

Doit-on y voir un hasard ou la main du Destin quand le jour férié de la Toussaint, la Journée Mondiale du Véganisme,puis celle du Droit à Mourir dans la Dignité et la Commémoration des Fidèles Défunts ont lieu sur 2 mêmes jours consécutifs?

Est ce que quelqu’un convaincu qu’il ne peut exploiter d’une quelconque manière un animal est un Saint? Ou sera un fidèle défunt lorsqu’il aura trépassé? Est ce qu’une personne qui aura souffert jusqu’au bout d’une terrible maladie peut être considéré.e comme un.e Saint.e ou bien un.e fidèle défunt.e? Est ce que les Saint.e.s et les fidèles défunt.e.s, de là où ils nous regardent, ripaillent de vin et de pain seulement ou ont agrémenté leur encas avec un saucisson label rouge et du camembert AOP? Avouez qu’il y a de quoi se poser des questions!

Ou bien, n’y aurait-il pas plus de journées mondiales / internationales que de jours dans l’année…? Et ne parlons pas des saints célébrés chaque jour, car ils doivent souvent partager leur D-day avec un autre.. en plus de partager le 1er novembre.. Donc, en plus d’être trop nombreux sur Terre, nous avons trop de choses à fêter!

Enfin.. fêter.. On se comprend, hein… On parle plutôt de commémoration, de souvenirs, mais aussi de combats, d’informations, de droits! Il y avait un temps de recueillement, un temps où l’on pouvait faire une pause dans sa vie trépidante pour se remémorer des moments historiques ou ces personnes dont une haute instance religieuse avait jugé qu’elles avaient consacré leurs Vies à “l’exercice de la charité, l’accueil de la miséricorde et le don de la grâce divine”.  Depuis les années 50, l’ONU, l’OMS, l’UNESCO instaurent des journées mondiales ou internationales afin d’alerter les populations sur des causes souvent universelles, parfois dramatiques et d’autres bienheureuses. Des ONG et des associations peuvent également saisir cette occasion pour médiatiser des pratiques à encourager ou des problématiques à bannir. Et nous.. Nous pouvons décréter que demain sera la journée des chaussettes en pilou, ou de la crêpe confiture fraise-chocolat fondu. Tout en vérifiant quand même sur le net que quelqu’un n’aura pas eu la même idée que nous.. et en entraînant avec soi un maximum de “followers”!

Il semble que l’obsolescence programmée ne concerne pas que les machines, mais touche également des idées, des valeurs.. Les journées mondiales/internationales nous rappellent l’importance capitale de certains droits, de certains actes. Sommes nous devenus incapables de sourire ou d’être heureux pour que l’on invente une journée du bonheur et une autre du sourire? Est ce que la journée des gauchers ou des peuples autochtones les rendent plus visibles, moins opprimés?  C’est sans doute les avantages et les inconvénients du monde moderne, on peut communiquer sur tout et son contraire, tout en oubliant de vivre le plus important. Et si, la célébration de ces journées ne permettaient en fait que de vendre plus.. ? Et si, finalement, l’objet de nos attentions quotidiennes ne devenaient plus qu’un produit, que du marketing.. Un peu comme ces 14 février suintant le parfum de supermarché et les roses hors-saison? Il est certain que ces journées appellent au RESPECT.

Par exemple, le respect des animaux, dans la relation entretenue avec eux, mais aussi en bannissant toute exploitation animale et la cruauté qui peut parfois l’accompagner. Le respect pour toute personne souhaitant ne pas subir d’acharnement thérapeutique dans le but de lui faire vivre quelques instants de trop et donc, son droit à disposer de son corps et de sa vie. Le respect des croyances des uns et des autres, le respect des morts, qu’ils aient simplement vécu ou servi une noble cause…

Finalement, ces journées internationales/mondiales, c’est un peu comme l’application réveil de votre smartphone, vous avez l’impression que ça sonne toutes les 10 minutes, mais c’est seulement pour vous alerter! Cette petite musique insistante finira-t-elle par vous réveiller à l’heure?

Ubuntu

“Je suis ce que je suis grâce à ce que nous sommes tous”

Cet homme a pour lui seul une Journée Internationale! Incroyable, Non? C’est comme avoir un prix Nobel, qu’il a eu aussi.. en mieux.. Depuis le 18 juillet 2010, chaque citoyen du monde est invité à consacrer 67 minutes de son temps à une œuvre au service de la collectivité, en hommage aux 67 années que Mandela a consacré pour l’égalité, la justice sociale, la réconciliation et la diversité culturelle.

Nelson Mandela a combattu l’apartheid en Afrique du Sud avant de devenir président de la République de son pays après les premières élections nationales non ségrégationnistes. Il a été l’un des dirigeants historiques de cette lutte non violente pour ensuite fonder la branche armée chargée du sabotage systématique des installations publiques et militaires. Pour toutes ses actions, il sera emprisonné presque 27 ans avant de recevoir le Prix Nobel de la paix en 1993. Élu président de la République d’Afrique du Sud en 1994 jusque 1999, il se consacre ensuite à la défense des droits de l’homme au travers d’associations luttant contre la pauvreté ou le sida.

Qu’est ce qui pousse un humain à se transcender et à lutter pour une cause juste? Un jour, quelque part, quelqu’un trouve la force de se lever et d’œuvrer pour améliorer le Monde. Bien sûr, cette femme ou cet homme aura ses défauts, ses contradictions. Il n’est pas nécessaire d’être parfait.e pour devenir une héroïne / un héros. Et tout le monde n’est pas obligé de l’idolâtrer comme un.e sauveur.se. Tout le monde n’aura pas sa force, ni ses faiblesses. Et peut-être que personne ne le comprendra complètement. Avait on vraiment besoin d’une journée Mandela pour se souvenir? Il suffit d’entendre Johnny Clegg et nous savons.. Non?

Non. Il faut se souvenir des héros; quels qu’ils soient. Parce qu’au bout du compte, ils finissent toujours par mourir.. Les souvenirs s’estompent, les témoignages se font rares. Certes, les musées, les monuments restent, mais.. En fin de compte, le peuple oublie. Oui, l’oubli est facile quand les générations passent et qu’elles n’ont pas connu la peur, la violence et les cris. Tout peut être remis en cause quand les témoins directs, quand les acteurs des événements disparaissent. Soudain, les crimes, les mensonges, les actes délictueux ne sont plus si graves, ne sont plus si terribles. L’abominable, s’il n’en devient pas acceptable, n’est plus haïssable. On s’endort, fort d’une certaine idée du passé, pensant qu’un retour en arrière est impossible, l’évolution naturelle ne le permettrait pas. Sauf qu’on oublie.. Pour que ce soit plus facile à vivre.. Parce que pour ce soit imprimé dans sa chair, il faut que cela soit vécu. C’est terrible de dire ça.. Et pourtant.. Ce qui n’est pas proche de vous, vous touche moins.. C’est un fait. Le monde moderne anesthésie les douleurs et les tristesses des plus riches à coup de médias 24/24-7/7, en les divertissant pour qu’ils regardent ailleurs ou en leur faisant peur.. Et les plus pauvres, en les assommant d’injustices, de malheurs et de divertissements absurdes. Ceux qui osent se rebeller et chercher ailleurs un peu de bonheur échouent face contre terre, le cœur gorgé d’eau, sur des rives étrangères ou familières..

On pensera ce qu’on voudra:
Que les Journées Internationales sont inutiles et que personne ne donnera 67 minutes de sa journée, 1 fois par an, pour un homme mort qui a voué sa vie à réconcilier un peuple. Que nous sommes plus évolués qu’au siècle dernier, comme on pourra toujours imaginer qu’un parti politique d’extrêmes n’arrivera jamais au pouvoir et ne cherchera pas à exterminer d’autres peuples, encore. On pourra toujours se donner bonne conscience en se disant que d’autres osent à notre place.. Se dire que ce n’est pas notre faute, que nous n’avons pas le pouvoir de décision, que nous n’y pouvons rien car pas assez puissants.

Alors, heureusement que cette journée est là pour nous rappeler que TOUT est possible. La vie de cet homme en est la preuve: il a initié, avec d’autres, le changement.. l’histoire d’un pays tout entier…

Journée Internationale des Coopératives

Aujourd’hui, nous fêtons la 25e Journée mettant en avant le mouvement des coopératives, adoptée par les Nations Unies. Alors, qu’est ce que c’est, une coopérative?

International Co-Operative Alliance écrit “Les coopératives sont des entreprises centrées sur les personnes qui sont détenues conjointement et contrôlées démocratiquement par leurs membres pour répondre à leurs aspirations socioéconomiques et à leurs besoins communs. En tant qu’entreprises fondées sur des valeurs et des principes, elles accordent la priorité à l’équité et à l’égalité en créant des entreprises durables qui génèrent des emplois et de la prospérité à long terme. Gérées par les producteurs, les utilisateurs ou les travailleurs, les coopératives sont gérées selon le principe « Un homme, une voix »..” ici

C’est intéressant de savoir que depuis 1895, l’ICA est la voix des coopératives du monde entier, qui ont été créés quelques années auparavant. C’est donc qu’un autre modèle socio-économique est possible, et viable; régi par 7 principes. Une coopérative, ce n’est pas seulement une société comme le Biocoop du coin, ou comme ces salariés qui se sont démenés pour sauver leur entreprise Alpine Aluminium ou Scopti.. Selon certaines études, les coopératives contribuent à l’amélioration des conditions de travail, participent à la réduction des écarts de salaires, se répartissent également entre zone rurale et zone urbaine et ont une durée de vie plus longue que les entreprises classiques.

Le thème de cette journée est COOPS 4 DECENT WORK.

Dans ce monde moderne basé sur la croissance à tout prix, où les conditions de travail sont de plus en plus malmenés car il faut toujours être plus rapide et moins cher que d’autres; les coopératives font figure d’oasis, de havre de paix.

Cette journée est donc là pour mettre en lumière une autre manière d’appréhender le travail ainsi que les produits et service qui en découlent. C’est peut-être une des solutions éthiques que le monde du travail pourrait adopter plus largement afin de s’adapter aux défis que notre planète s’apprête à relever.