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Les activités extra-scolaires

A y est.. Le mois d’octobre est bien là.. C’est foutu pour les essais gratuits des différentes activités proposées dans votre commune.. Vous avez tout écumé.. Le cirque, le base-ball, la capoeira, l’éveil à la musique, piscine, théâtre, le foot … les échasses…. Maintenant, il va falloir choisir et payer … ou renoncer..!

Certains vous diront: “Rien avant le CP!”; d’autres vous expliqueront qu’il ne faut pas plus d’une activité par semaine… Du coup, vous culpabilisez, ou vous vous posez des questions…. Ce qui ne change pas grand chose.. Vu qu’en tant que parent du 21e siècle, vous passez déjà votre temps à vous poser des questions et à culpabiliser… et vice-et-versa… Bref!
Donc, vous sentez bien que votre aîné.e y gagnerait à voir autre chose que sa classe ou le centre aéré… Parce que c’est aussi ça, les activités extra scolaires.. C’est une sorte de découverte d’un autre monde.. un endroit ou papa et maman n’y connaîtraient pas forcément grand chose, un endroit ou, en tout cas, ils ne seraient plus les seuls maîtres à bord.. ça faisait un moment que ça vous démangeait.. de l’envoyer se frotter un peu à une autre forme d’autorité qui lui inculquerait quelques valeurs l’air de rien.. avec en prime des ami.e.s de tout âge, en dehors de l’école..

Encore faut-il que votre ville ou ses proches voisines proposent une activité potable, accessible financièrement et géographiquement parlant.. Nan parce que bon.. les fins de journées hivernales, où vous serez bien content.e de rentrer à la maison pour ne plus ressortir: terminées! Et les grasse mat’ bien méritées après une dure semaine de labeur et de charge mentale domestique: terminées! A la place, vous aurez le droit de ressortir dans le froid pour le/la déposer au gymnase de Trifouillis-les-Oies, attendre dans la voiture ou aller faire les courses (parce qu’il faut bien mutualiser les déplacements).. Vous lever à 7h du mat un dimanche pluvieux et faire le taxi pour 3 ados qui courront après un ballon oval ou rond.. ou …mais qu’est ce que c’est que ce sport???

Vous êtes sûr.e? Vraiment? A t il vraiment besoin de travailler sa motricité? Est ce qu’elle ne pourrait pas aussi bien tisser un lien avec son petit poney à paillettes plutôt qu’avec le cheval du haras du coin?

En fait, tout dépend du prisme avec lequel vous regardez votre enfant.. Parce qu’on le sait tous.. Hein, votre enfant n’a besoin que de vous.. d’une famille.. d’amour.. toussa toussa.. Oui mais…

S’ouvrir au monde.. Découvrir les liens que partage une équipe.. Apprendre la patience et la persévérance.. Écouter des conseils.. Développer une sensibilité et être capable de l’exprimer… Essayer, encore et encore… Tomber, parfois.. Gagner souvent… Des larmes, de la sueur, de la fierté.. Tout donner, s’économiser un peu, ou tout perdre.. Feindre, s’entraider, tester, tenter.. Avoir une passion, et puis une autre et encore une autre.. être curieux de tout, et ne rien s’interdire.. Rester sur le banc ou s’avancer dans la lumière.. Vaincre le trac ou perdre ses moyens..

Toutes ces expériences, votre enfant mérite de les vivre.. pendant un an.. ou 2 .. Des mois ou quelques semaines.. Il a le droit de changer d’avis, d’avoir des mauvais jours ou juste, d’être fatigué… Il se blessera peut-être, et vous le relèverez. Que vous l’inscriviez ou non.. Ce qui compte, c’est qu’il s’y retrouve.. Lui.. Pas vous.. C’est un peu ça la parentalité, non? Et si vous y perdez quelques chèques en route, dites vous que c’est un investissement sur l’avenir.. Le sien..

Maintenant, allez donc faire les beaux jours des généralistes en cette fin d’année pour obtenir le certificat d’aptitude pour compléter son inscription… Il y aura peut-être parmi tous les parents qui patientent comme vous quelques individus qui ne seront pas contre la création d’un club de supporters, prêts à lever le coude pour fêter les victoires et tendre la main pour relever la tête!

A demain!

Il est parti en lançant dans la pièce “à demain!” Mais ça ne voulait rien dire.. Tout le monde peut partir en disant ça…Comme s’il était certain de revenir, comme si demain ne manquerait pas de le revoir.. C’est banal et ça endort toute méfiance.. A demain… Qu’est que ça veut vraiment dire finalement? “Demain, je me lèverai après une bonne nuit de sommeil et je serai de retour.. Je serai là et tu me reverras. Je ferai ce que j’ai à faire et nous serons contents..” Mais la Vie.. Mais la Nuit.. et le Jour… Il n’est pas revenu. Nul ne sait où il est. Personne ne sait s’il en reviendra. Ceux qui restent doivent vivre avec son absence, devenue omniprésente.. Et des questions en suspens. On ne sait pas pourquoi il a fait ça.. ou on le devine.. ou on le pressent.. Parce que, mine de rien, on savait.. Parce que cela faisait quelques années qu’il trainait ça.. Et même s’il ne s’imposait pas, on voyait bien.. Que ça n’allait pas.. Avait-on seulement envie de creuser plus loin qu’un café offert, qu’un coup de fil rapide ou un conseil imposé?

On n’a jamais le temps.. ou on ne le prend pas.. ou on n’a pas envie.. On a tous nos zones d’ombres et une charge sur les épaules.. Pourquoi porter celle d’un autre? Et de toute façon, le pouvons-nous vraiment? Alléger un fardeau, pour le poser ailleurs.. loin.. Pour qu’il puisse prendre un peu de hauteur et voir qu’il est bien petit, vu de là-haut. Et puis, on s’est laissé emmener par le quotidien et débordé par une Vie un peu trop fatigante, un peu trop remplie.. On s’est dit qu’il serait toujours temps, demain… Demain… ou un autre jour.. ou plus tard..

Il est parti en lançant “à demain!”, 2 petits mots, attendant d’être saisis au vol, suspendus dans la pièce, qu’il aurait fallu attraper et ne plus lâcher pour qu’il reste encore un peu..

Le 10 septembre dernier, c’était la journée mondiale pour la prévention du suicide et le 25 septembres, à Brest, il y a les 51emes journées du GEPS. On connait tous quelqu’un qui va bof, qui va mal.. quelqu’un qui théâtralise la chose.. ou qui se bat au quotidien pour ne pas y penser, pour ne pas passer à l’acte.. Peut-être que c’est nous.. Peut-être qu’on s’en doute.. Peut-être qu’on l’a vécu ou qu’on l’a rêvé..

Il y a trois fois plus de suicides “réussis” que de décès par accident de circulation… Ces morts sont évitables, il suffit parfois d’une main pour relever, d’une oreille pour écouter, en tout cas d’une présence sans jugement.

Ce petit coin de Paradis

Bientôt la mi-septembre.. Tout le monde est rentré dans ses pénates.. La demi-saison s’installe avec son lot de coups de froid matinaux et chaleurs postméridiennes. Vous étiez touristes ailleurs, vous redevenez locaux ici. Et ailleurs comme ici, il est normal de jeter ses déchets dans une poubelle, de respecter l’endroit où vous êtes. Pourtant, au départ des uns et des autres, on retrouve souvent et partout des mégots, des restes de fast food quand ce n’est pas du papier toilette et autres joyeusetés hygiéniques.

Du coup, vous râlez.. contre ces “conquistadores” qui envahissent tous les ans votre petit coin de paradis. Râler, c’est sympa.. Mais ça sert pas à grand chose.. Il est peut-être temps d’agir.. à votre échelle.. Vous pouvez envoyer des mégots à recycler… Et suivez c’est la mode, n’hésitez pas à interpeller les consciences sur les réseaux. Comme refaire le monde, c’est toujours plus chouette à plusieurs, allez donc voir du côté des cartes sur internet pour savoir quand vous pourriez vous joindre à une initiative citoyenne. Notez que le 21 septembre, vous pourrez au moins participer au “World Clean Up Day”

Parfois, pour agir, il faut du “vécu”, quelque chose de bien marquant, positif ou négatif.. Parce qu’il n’y a rien de tel que lorsque l’on se sent concerné.. Cela peut être de voir un, très jeune, natif  gravir le chemin allant au monument Wallace près de Stirling (Ecosse) et ramasser les déchets des touristes. Cela peut être une plage proche de La Rochelle au 25 décembre dernier et ne trouver que des bouts de plastiques, des restes de filets de pêches.. Ou bien, rouler derrière une voiture dont le conducteur balance par sa fenêtre successivement sac MacDo’ et mégots..

Quand on était gamins sur les plages ou sur les chemins montagnards, on récoltait quelques coquillages troués, des galets.. Parfois, on cueillait de jolies fleurs qui sentaient bon le curry ou de simples tardives… Il est peut être temps aujourd’hui d’apprendre explicitement à nos enfants que les choses ne cessent pas d’exister quand elles sont hors de notre champ de vision.. “Loin des yeux, loin du coeur”.. Hum… Non.. On sait bien que les objets, s’ils n’ont pas de consciences, ont une durée de vie, c’est à dire une durée d’utilisation ET un temps pour se bio-dégrader.

Cet été un groupe de jeunes adultes se demandait, en rentrant de la plage, où jeter une peau de banane.. Une simple peau de banane…  Si ce n’est pas en plastique, cela ne veut pas dire que l’on peut la balancer dans la dune protégée..

D’abord parce qu’elle mettrait au moins 6 mois à se dégrader (Imaginons, 100 personnes balancent 1 banane par jour pendant 2 mois.. A terme, vous auriez envie de vous balader dans le coin?). Ensuite, si la banane n’est pas bio, sa peau est donc un concentré de chimie qu’il vaut mieux jeter là où elle mérite d’aller: à la poubelle.. Enfin, abandonner ses déchets, c’est aussi mettre en branle toute une organisation de nettoyage.. Il y a bien sûr des associations qui organisent des opérations ramassages, mais aussi les municipalités qui mandatent des agents, des structures publiques ou privées qui factureront leurs interventions.. Factures soldées avec l’argent du contribuable.. Alors, au lieu de grommeler au sujet du feu d’artifice du 14 juillet très décevant, vous pouvez critiquer ceux qui ne ramènent pas leurs déchets jusqu’à la voiture, puis la maison..

Il existe des lieux où l’on distribue des cendriers, des lieux où les poubelles n’ont plus leur place..  Le but affiché est de pousser tout-un-chacun à ne plus produire de déchets.. Comprendre: cela permet de prendre conscience de ce que chacun-de-nous peut produire comme détritus. Pour réduire cette production mortifère et peut-être un jour la supprimer totalement.

En remplacement des fleurs qu’il vaut mieux ne pas cueillir et des galets qu’il est interdit de soutirer aux plages, il faudrait peut-être un sac et des gants pour le nettoyer, ce petit coin de paradis.. Ainsi, en donnant l’exemple, les uns se poseraient des questions, les autres viendraient aider..

Undercover, une histoire vraiment vraie.. -2

Tout a commencé fin 2016.. (en réalité un peu plus tôt que cela..mais 2016, c’est bien aussi.. Alors, 2016 ce sera..) Des vignes ont été plantées à quelques mètres de notre maison, louée depuis 2014. Il y a probablement un lien entre la mort de notre voisin, ancienne figure agricole de la ville – frère de notre propriétaire; un paysan bio, qui est aussi l’un de nos voisins et une longue parcelle en pente longeant notre petit lopin de terre. Qui empêchait l’implantation de vignes, qui la souhaitait? Tout cela n’est que guéguerre de voisinage, plus ou moins arbitrée par une mairie forcément PRO-viticulture puisque dans une appellation viticole connue et reconnue..

Il est clair que, pour des personnes non averties, nous faisons partie des parisiens qui colonisent cette belle région bordelaise.. Sauf que comme toujours, la Vie.. C’est plus compliqué que cela.. ça ne se résume pas à ça… D’abord, nous n’étions pas parisiens mais franciliens!… Et puis, historiquement, nous avons débarqués avant le gros de la troupe, hein! Donc, ce sont les autres qui nous ont suivis! Avant d’être là où nous sommes actuellement, nous avons pu vivre dans quelques villes différentes de Gironde: avons pu expérimenter les joies de la vie provinciale, savoir qu’une banlieue de province est la même qu’une banlieue parisienne, nous confronter à l’image d’Épinal de la maison dans les vignes, comprendre que notre projet de vie ne pouvait se contenter d’idées reçues et idéalisées. Savoir que nous ne pouvions nous contenter d’entre-2 et de cul-entre-2-chaises.. Que nous devions avoir le courage d’atteindre ce pourquoi nous étions partis.

Quoiqu’il en soit, des vignes ont été plantées près de chez nous. Nous avions déjà expérimenté entre 2013 et 2014, et c’était non. La famille allait s’agrandir… Je ne dirai pas que seuls ceux qui habitent proches des vignes savent.. Parce que pour bon nombre de natifs (je précise-pas tous, mais pour beaucoup donc..), l’odeur des produits pulvérisés, le bruit du tracteur.. ne sont pas un problème. Évidemment, quand on plante des vignes, elles sont jeunes, elles ne sont donc pas “traitées” de la même manière que des plants qui auraient quelques années et seraient prêts à remplir leur rôle dans l’exploitation.. Il s’agissait donc d’agir.. sans paniquer..

Nous avons alors commencé à chercher une autre maison à louer, ou à acheter, ailleurs.. En tout cas, hors vignes…  Sauf que c’était un peu compliqué.. Un CDI sur 2, un enfant en bas âge et un en route.. Que nous ayons de l’épargne, des parents en caution… Rien n’y faisait.. Personne n’avait envie de nous faire confiance et nous ne trouvions pas forcément de maisons ou d’appartements nous convenant… Bébé allait arriver… La grossesse, en travaillant dans une entreprise plutôt négative, fut difficile, le burn out pointant le bout de son nez, la famille peut compréhensive et plutôt aux abonnés absents… Tout fut mis sur pause le temps d’accueillir ce petit être qui n’avait rien demandé. Ce sont alors enchaînés arrêt maladie, congé maternité puis congé parental. Ce qui, autant dire, n’arrangea pas, mais alors pas du tout, nos affaires financières..

Par les temps qui courent, il y a comme un phénomène étrange concernant la famille en construction.. Vous devez être capable de tout mener de front: travail, famille, patrie (comme dirait l’autre).. Nourrir tout ce petit monde avec du beau, du bon, du frais.. Arriver à l’heure au boulot, donner le meilleur de soi-même, faire des heures sup’, ne pas oublier la bienveillance avec les enfants… lessive, ménage, courses… appeler la vieille tante tous les dimanches soirs.. s’occuper du jardin… l’entretien des voitures.. les heures de jeux au parc.. essayer de voir ou d’appeler ses copines, et s’endormir devant la TV le soir après avoir couché les gosses. Tenter d’avoir une vie sexuelle digne de ce nom.. Tester absolument toutes les méthodes possibles et imaginables pour arriver à endormir le grand et/ou le petit.. 

En fait, quand vous êtes en congé “parental” (ajoutons: et que vous allaitez), vous signez pour un CDI EM OS, un Contrat à Durée Indeterminée d’Emmerdements Maximum et Oubli de Soi… très très mal payé, avec peu de reconnaissance du (ou des) patron(s) et un collègue quasiment tout le temps en RDV extérieurs mais qui ramène toujours ses tupperwares à laver… 

Aaaah, évidemment, on répondra que les enfants, c’est nous qui les avons souhaité.. et que nous ne pouvons pas nous plaindre.. On nous dira que les enfants, c’est la vie et tout ce qui va avec… Alors, il faut tout prendre ou rien. Que le temps passe vite et viendra celui où nous attendrons tremblants et baveux leur visite hebdomadaire.. Que d’autres n’ont pas cette merveilleuse chance de pouvoir donner la vie et que c’est indécent de montrer, si ce n’est du regret, une once d’hésitation… (en fait, ce sont ces mêmes personnes qui vous expliquent que la grossesse n’est pas une maladie, que leurs enfants à eux ne seront pas mal élevés et qui ont des théories toutes faites sur l’allaitement, les biberons et les sucettes)…

… A suivre…

Et l’école à la maison, si on en parlait?

Certains diront que c’est une mode, d’autres diront qu’il s’agit d’échapper à un système à broyer des enfants… Que ceux-ci deviendront asociaux ou incultes, voire que cela profite à l’islamisation radicale… Comme pour tout, on peut faire des raccourcis, des jugements inutiles..Mais en vrai, est ce que ce ne serait pas pour s’approcher au plus près de valeurs qu’une famille peut vouloir défendre? Ce n’est même pas une question de moyens financiers.. et c’est sans doute une manière de vivre, une façon d’appréhender la vie!

La vérité est que nous sommes beaucoup de parents à subir un système qui se modifie au gré des mesures politiques et trop peu à réfléchir aux bienfaits et aux méfaits du système scolaire actuel, à se sentir de taille pour une éducation personnalisée, à l’écoute et suffisamment complète pour “armer” nous-mêmes nos enfants à la vie d’adulte…

Ce qui est certain, c’est qu’à l’ère d’internet (*voir en fin d’article), pour peu qu’on soit organisés et qu’on ait du temps, il est facile de trouver matière pour occuper les enfants en leur faisant apprendre quelque chose. Il y a probablement autant de manières de faire l’école à la maison que de familles qui la pratiquent.. Le Homeschooling, le Unschooling, les cours par correspondances…Mais leur but est toujours le même: permettre aux enfants de s’épanouir et d’apprendre à leur rythme. Évidemment, les valeurs des uns ne sont pas les valeurs des autres.. il en va de même pour les peurs (peur du harcèlement, peur du jour de la rentrée, peur du prof/instit incompétent ou impuissant..)

Et cela en partant du postulat que les parents agissent dans l’intérêt des enfants et non pour se soustraire, eux, à une administration qu’ils haïssent. 

Les nouvelles directives annoncent plus de contrôles surprises et plus de contrôles médicaux pour ces enfants qui “échappent” à l’oeil “scrutateur mais bienveillant” de l’école républicaine… Ainsi les familles cherchant à s’extraire d’un système qui ne leur correspond pas, vont devoir tout de même se conformer à des obligations pour être au plus près de cette école de la confiance. On pourrait se demander quel avenir pour notre école, notre société… On pourrait s’inquiéter de ce futur pour nos enfants… On pourrait, comme d’autres, signifier au ministre une désobéissance calme et tranquille. Le sujet est vaste et il faudrait plus d’une page de blog.

Quelque part, il faut mettre dans la balance les peurs, les attentes, les envies avec la réalité. Savoir, avec franchise, ce que l’on serait en mesure de proposer à nos enfants si nous décidions de les “dé-scolariser” et ce qu’ils trouveraient à l’école s’ils y allaient. Et puis, s’informer.. Faire des recherches.. Recueillir des témoignages.. Comprendre que s’il n’y a pas école, ce n’est pas non plus pour se la couler douce!

Cela dit, choisir l’école, ce n’est pas une tare.. Il faut de tout pour faire un monde: des écoles où les enfants, voire les parents, ne seront pas entendus et d’autres où les maîtres.ses et directrices/directeurs sauront écouter tout en faisant la part des choses. Comme partout, les personnes gonflées d’auto-suffisance, et donc souvent de mépris, ne se remettront jamais en question. C’est utopique de penser que tout ce petit monde du scolaire pourrait se donner la main, et s’entraider en montrant les méthodes/solutions trouvées.. Utopique peut-être, pourtant de nombreux instits/profs tiennent des blogs, des pages (Activité chronophage et ingrate s’il en est..) pour proposer des supports et des idées.. En tout cas, si finalement l’école est la solution retenue, mais que cela vous laisse un petit arrière goût amer, vous pouvez toujours choisir le co-schooling.. Sans faire une 2e journée d’école à votre enfant, il s’agit simplement de proposer tous les jours des activités courtes sur un thème (souvent choisi avec l’enfant) qui lui permette d’assouvir sa curiosité naturelle…

L’autre jour, à la TV, ils parlaient des enfants handicapés sans classe. Une petite fille expliquait qu’elle avait appris à son frère à compter jusque 30 et qu’il n’était jamais allé à l’école. Un papa racontait combien cela pouvait détruire des familles, combien c’était dur au quotidien. Une  question m’est donc venue: comment font toutes ces familles qui, faute de place, doivent garder leurs enfants à la maison? Quelles ressources ont-elles pour ne pas laisser leurs enfants dans l’ignorance la plus complète? L’école à la maison n’est alors plus un choix mais une obligation. Choisir est donc un luxe pour eux. Terrible.

Voici “quelques” liens, trouvés après quelques recherches sur Qwant, Google, FB, Pinterest..:

Écoute et Regarde -4

Quelle nouvelle! JJG est sur les web players! Résistant ou passéiste.. En tout cas, il a changé d’avis et ça cartonne! Goldman, c’est pas juste les enfoirés, les “je te donne” ou “je marche seul”… Nan.. Goldman, c’est aussi la fin des années 70, le début des 80.. Avec des chansons à texte ou une rythmique qui vous restent dans la tête! La discographie de Jean-Jacques.. Tout le monde croit la connaître.. Mais la vérité, c’est qu’il est toujours possible de la (re)découvrir selon un instant T dans notre propre vie.. d’y mettre notre pathos selon le vécu du moment.. Ou d’en comprendre le sens, enfin…

Bon, si on s’arrête aux “Génération Goldman”, y’a de quoi critiquer et envoyer aux orties cet artiste qu’on entend déjà tout le temps sur les ondes…et avec les mêmes chansons… Alors, évidemment, on aime ou on aime pas.. Mais allez quand même jeter un coup d’œil sur les spotify et autres deezer, dénichez un de ses vieux albums, et écoutez le.. un peu.. ou beaucoup.. Vous verrez que Goldman, c’est plus qu’un marseillais parti vivre en Angleterre, et un peu mieux que le faiseur de tubes pour chanteuses et chanteurs en mal d’inspiration ou de popularité..

Ce qui est bien avec internet, c’est qu’on peut retrouver toutes sortes de musiques.. Dont celles de nos séries préférées ou des films qui nous restent en tête… Cela les rend accessibles instantanément pour peut-être nous donner envie de les revoir.. sans oublier d’aller découvrir de nouvelles images sur la toile… Cette semaine, au cinéma, il y a du drôle, du moins-drôle.. des histoires de famille, de femmes.. et un “dessin animé” qui raconte un après-guerre terrible et pas si lointain..
Septembre a ce quelque chose de tragique ou tout du moins de sérieux. Une saison légère, celle où tout est possible, n’en finit pas de se terminer pour laisser la place à la mélancolie dans une langueur orangée-rouge. Dans les librairies, fleurissent des agendas, boites à outils et autres organiseurs de vie; des romans sérieux aux couvertures classiques et aux titres classieux.. A-t-on vraiment le temps de lire en septembre? En a-t-on le goût, plutôt que de rêvasser aux vacances terminées il y a peu? La rentrée littéraire vous inspire-t-elle? On parlera du décès de Tony Morrison par ici, des derniers  Nothomb et Darrieusecq par là et vous vous demanderez si Mazarine Pingeot a écrit une fiction ou une réalité vécue par sa nièce.. Ou peut-être finirez vous par lire une “vieillerie” de la rentrée 2018 mi-fiction/mi-réalité écrite par Baptiste Beaulieu: Toutes les histoires d’amour du monde.

Rentrée 2019-2020

Qu’on n’en puisse plus ou qu’on n’en ait pas envie, cette semaine, c’est la rentrée pour tous les enfants de France qui ont l’âge d’aller à l’école et qui ne pratiquent pas le homeschooling (comprendre la classe à la maison). Il est probable que les plus petits aient commencé la crèche et autres gardes de la petite enfance depuis quelques jours, alors pour eux.. ce n’est que la juste suite de ce qu’ils ont déjà expérimenté la semaine dernière…

Voilà nos amours qui reprennent leurs activités d’enfants; sur les bancs de l’école ou à la récré, ils vivent sans nous des expériences de tous genres.. Nous ne pourrons qu’écouter les bribes d’anecdotes qu’ils voudront bien nous raconter et essayer de traduire les baragouinages des plus jeunes..

Il y aura sans doute eu un peu de stress, quelques larmes, des sauts d’excitations, des câlins un peu plus longs, des bisous volés.. la rétrospective mentale des années passées face à nos bambins qu’on aura pas vu grandir…  De toute façon, les jours sont longs mais les années passent vite.. et c’est encore plus vrai en été..

Alors.. 

Vous vous êtes préparés! Vous avez fait vos courses de rentrée en avance.. (même si pas autant que les grands magasins qui, eux, sont prêts depuis août) Vous avez négocié pour garder une année de plus le cartable vieillissant contre l’achat d’un sweat zippé trop cooooool (lire avec le ton siou-plaît!). Vous avez encore une fois hésité à faire une commande sur les sites d’étiquettes , avez finalement opté pour l’inscription au bic dans un coin de chaque vêtement.. Mais avez craqué pour les jolies gourdes et des packs gouters qui seront plus pratiques et un peu plus écolos.. Et puis, évidemment un tour sur le Luniistore pour acheter les dernières histoires en date sur la rentrée scolaire… Leurs habits et sacs ont tous été préparés hier soir, choisis avec eux.. Tout le monde a dîné assez tôt pour qu’ensuite ils aient le temps de jouer tranquillement avant de se brosser les dents, se mettre en pyjama, choisir les livres, écouter l’histoire de papa, puis la boîte à histoires.. un dernier câlin de maman.. et hop! à 21h, extinction des feux!

La bonne blague…!  ça, c’est ce que vous aviez prévu, rêvé… Mais en vrai.. la dernière semaine de vacances des enfants a été un peu chaotique.. le retour des rituels pas vraiment suivis.. les négociations pour glaces, bonbons et autres dessins animés quasi permanentes… Valises défaites.. ou pas vraiment.. ou un peu.. Maison dans son jus..

Il est temps de revenir à la vraie vie.. et à son quotidien qui, à cet instant, semble rassurant et un brin moins fatigant… Vous irez sur le net trouver des fournitures bradées; chez decathlon, vous exhumerez les derniers modèles assez robustes pour survivre au mois de septembre, les habits des uns iront aux autres.. et..

… ce sera très bien comme ça…
Parce que.. Tout ira bien. Si, si.. C’est sûr.. Tout ira bien. Vous avez équipé vos enfants avec le strict nécessaire: l’Amour.. Le reste, c’est surfait.. Le reste.. c’est du bonus..

Alors, ça ira.. Que vous les ayez déposé ce matin tranquillement ou à la va-vite.. Avec un bisou sur la joue ou dessiné sur la main.. Que vous les ayez pris en photo avant de partir, ou glissé une photo de famille dans leurs sacs.. Vos enfants savent que quoiqu’il leur arrive aujourd’hui et par la suite, vous serez là, pas loin, toujours un peu sur le qui-vive, pour les défendre ou les accueillir. En tout cas, pour les aimer et les accompagner..