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Lutte contre le harcèlement scolaire

Gabriel n’a pas 3 ans quand il entre en petite section de maternelle. Il y va parce que c’est l’année de ces 3 ans, il y va parce que ses parents pense qu’il est prêt: il s’exprime bien, il est très curieux, a envie de découvrir “l’école”, et il est propre. Gabriel a de la chance parce que son école n’est pas trop grande, il n’y a que 6 classes et sa maîtresse Béatrice a l’air gentille et très volontaire. Sa salle de classe est pleine de jouets et d’activités intéressantes mais la cour de récréation lui fait peur.. Il y a beaucoup d’enfants qui jouent, qui courent, qui crient… qui chahutent.. C’est nouveau pour Gabriel, enfant unique, et dont la nounou n’avait pas une vie sociale très développée..

Gabriel pleure souvent devant le portail parce que maman lui manque et qu’il ne sait pas quoi faire quand il est dehors, il ne connaît personne et ne sait pas jouer avec les autres enfants. Alors il reste avec la maîtresse dans la classe ou il suit Nathalie, son ATSEM, comme son ombre. Comme il est petit, on a conseillé à maman de le récupérer le midi et de le garder l’après-midi avec elle.. Mais maman, qui travaille et est enceinte, ne peut pas faire ça tous les jours et elle n’a personne à qui confier Gabriel. Même s’il ne va pas souvent à la garderie, les journées sont longues pour lui..

Et puis, avant les vacances de Noël, Gabriel se rapproche d’un petit garçon à l’air sérieux… Léo. Léo a 6 mois de plus que Gabriel et il est plus sûr de lui. Ils finissent l’année scolaire en devenant les meilleurs amis du monde.. L’un et l’autre s’amusent en tout et pour tout, si bien qu’ils sont souvent tous les deux pris à faire des bêtises… Béatrice, la maîtresse, préconise de les séparer à la rentrée prochaine afin d’éviter une sorte d’amitié exclusive qui les desservirait..

Septembre revient et les 2 garçons entrent en moyenne section mais chacun dans sa classe. Contrairement à d’autres parents, ceux de Gabriel, confiants, n’ont pas insisté auprès de la directrice pour que leur enfant soit avec ses amis de l’année passée. C’est ainsi que Gabriel se retrouve à nouveau avec des enfants qu’il ne connaît pas et avec une nouvelle maîtresse, un peu moins gentille que Béatrice. Léo, lui, est avec la quasi totalité de leur ancienne classe et avec une maîtresse souvent en arrêt maladie..

Très vite, et sans que personne ne puisse le remarquer, Gabriel est mis de côté dans la cour de récréation par les copains de l’année passée.. et ne connaissant pas ceux de sa nouvelle classe, qui se voyaient avant, il n’arrive pas à s’y intégrer… A moins de 4 ans, il est difficile de comprendre et d’accepter pourquoi des enfants ne voudraient plus jouer avec lui.. ou ne seraient tout simplement pas d’accord pour partager un jeu.. Gabriel a du mal à trouver sa place où qu’il soit.. dans sa classe avec cette maîtresse, si prompte à juger ses dessins, si vite agacée et impatiente quand il ne va pas assez vite.. Et dans la cour de récréation, Léo commence à se détourner de lui; pire, il lui interdit de jouer avec lui et les autres copains.. Il est mal à l’aise et, souvent, quand on le gronde, il rit, gigote, regarde ailleurs.. Gabriel ne sait plus où est sa place.. Il a l’impression de faire tout mal, tout le temps. Il se fait gronder souvent pour des broutilles mais qui à la longue sont trop répétitives.. Son attitude avec les autres enfants est parfois problématique et on doit souvent le reprendre. Léo accuse Gabriel de l’avoir bousculé, et presque de l’avoir tapé. Une maman lui reproche d’avoir déchiré la capuche d’un manteau…

A la maison, maman et papa ne comprennent pas bien ce qu’il se passe, d’autant que rien n’est facile pour eux non plus.. Mais quand la maîtresse les accuse de trop protéger leur enfant et de lui passer trop de choses, ils voient rouge tous les deux! Ils défendent leur famille et comprennent qu’il n’y a pas de dialogue possible avec cette femme.

Un soir, papa vient chercher Gabriel à l’école et en sortant, Léo les poursuit en criant: “Gabriel est méchant! Gabriel est nul! Gabriel est un bébé!” Papa se retourne face à Léo qui s’enfuit en courant, cherche des yeux la maman qui est au loin et n’a pas remarqué le manège de son fils. Papa s’agenouille devant Gabriel et lui dit: “Gabriel, c’est faux. Tu es un super petit garçon! et je t’aimerai toujours quoiqu’il arrive”.  Plus tard, en parlant avec Gabriel, les parents apprennent que tous les jours, Léo le poursuit dans la cour de récréation et l’empêche de jouer avec les autres enfants en lui hurlant dessus… Ce qui passe pour le jeu du chat et de la souris aux yeux des surveillants est en fait une interdiction systématique de la part de son ancien ami de s’approcher des autres. Parfois, Léo n’est pas seul et Gabriel est poursuivi par quelques enfants qui le montrent du doigt et le malmènent. Alors, au bout d’un moment, Gabriel, débordé par ses émotions, se met en colère et se défend comme il peut. Évidemment, il est attrapé par les adultes, grondé, et puni.. et catalogué comme… Violent.

L’équipe enseignante et encadrante a peu écouté papa et maman quand ils ont tenté de sonner l’alarme. Ils sont passés pour des parents trop protecteurs, trop à l’écoute.. et personne n’avait envie de comprendre ce qui se passait, et insister revenait à apposer une étiquette de harcèlement scolaire sur cette maternelle “familiale”. Alors les parents se sont trouvés bien démunis et sans savoir comment aider leur fils. Personne pour les conseiller. Enfin de compte, la Vie leur a donné un petit coup de pouce puisque les parents de Léo, mutés, sont partis en cour d’année et Gabriel, avec l’aide de la psy de la PMI, a pu finir l’année plus sereinement et se faire enfin des nouveaux amis en s’intégrant dans sa classe et en allant plus souvent au centre aéré.

Plus tard, la famille a décidé de quitter la ville. La nouvelle école de Gabriel est à l’opposé de l’ancienne.. Sa nouvelle maîtresse est impliquée et à l’écoute des enfants. Pour Gabriel, c’est le jour et la nuit..  A presque 5 ans, il se rend compte que ce qui était son quotidien ailleurs, ne devrait pas être une normalité.. Quelque part, il cherche à comprendre les réactions de ceux qu’il a en face de lui et c’est encore un grand mystère parfois pour lui…

Le harcèlement scolaire peut commencer à n’importe quel âge et toucher n’importe qui. C’est une situation complexe qu’il vaut mieux chercher à comprendre avant de montrer du doigt un coupable idéal. Les équipes enseignantes et encadrantes devraient être formées spécifiquement. Et tous les parents devraient être accompagnés pour mieux aider leurs enfants, harcelés ou harceleurs…

(La tendance de dénoncer sur les réseaux sociaux, c’est un peu faire justice soi-même.. Ce n’est pas une solution mais sans doute la seule sonnette d’alarme que trouvent certains parents pour que cela cesse.. Et si, on leur proposait une solution un peu moins extrême?)

Les droits à l’Assurance-Chômage ont évolué!

Qui n’a pas rêvé un jour de pouvoir démissionner de son job sans avoir à se préoccuper du futur? Il y a forcément eu un moment où cela a fusé dans votre tête! Ne serait-ce que 5 secondes.. “Marre de ces gros … nazes..! Allez tous vous … faire … cuire un oeuf..!!!” Se lever, aller chercher ses affaires, se diriger vers la porte et.. “Ciao la compagnie, Salut l’ANPE!” Avant, on ne pouvait pas… Mais aujourd’hui

Si ça fait 5 ans que vous êtes dans la même entreprise, si vous avez un projet de reconversion ou de création/reprise d’entreprise, si vous avez fait une demande de CEP (Conseil en évolution professionnelle), si vous avez adressé à une commission paritaire une demande d’attestation du “caractère réel et sérieux” de votre projet… Si dans les 6 mois, vous avez déposé une demande d’allocation à Pole Emploi qui contrôlera la mise en œuvre réelle du projet… Bah.. Non.. En fait.. Vous le ferez quand même pas.. Plus dissuasif tu meurs, surtout quand on sait la lenteur (et les erreurs) des administrations concernées… Apparemment, le but est d’éviter les départs sur un coup de tête.. C’est réussi.. émoji 👊, émoji 👍; hashtag #tulasdanslecullulu

Alors, bon.. C’est vrai.. à l’origine, c’est à dire telle qu’on la connaît à peu près, l’assurance-chômage, née en 1958, a été créée pour indemniser une personne ayant perdu son salaire… Pas sous le tapis, hein.. Perdu, perdu.. Perdu genre licencié ( hashtag #onveutplusdetoi!dégage), viré quoi… Là où ça cloche un peu.. C’est dans le terme assurance… Et oui.. Parce que quand on cotise pour une assurance, on peut penser qu’en cas de coup dur, ladite assurance sera là et bien là.. Faites donc un tour sur  Wikipédia ou sur le site de l’UNEDIC…  Donc, les syndicats et les organisations d’employeurs, sympas, se sont réunis pour mettre en place cette “assurance” pour les salariés involontairement privés d’emploi, sous conditions: D’abord, il faut avoir travaillé un certain temps avant de toquer à la porte de Polo.. (ce point-là, il a évolué pas plus tard qu’hier), et puis, il faut rechercher activement du travail et pouvoir justifier de sa recherche (et pas juste traverser la rue ;-). Il faut ne pas être grabataire (vu que l’âge de la retraite est sans cesse repoussé), avoir été licencié ou avoir conclu une rupture conventionnelle, habiter en France… Entre autre..

Mais il y a cette idée bien ancrée dans la tête des gens qu’un chômeur profite d’un système bienveillant… sourd et aveugle qui accorderait ses largesses à n’importe qui.. Si c’était si simple, plus personne ne travaillerait… Un chômeur indemnisé n’a pas volé son allocation.. Il a travaillé, il a payé des impôts, alors il a cotisé.. Il n’a, à priori, pas choisi d’être sans-emploi… Bien sûr qu’il y a des abus.. En tout et pour tout, vous trouverez toujours une exception qui confirmera la règle.. Mais pourquoi en faire une généralité? Pourquoi choisir cette angle de vue? Parce que ça rime? Chômeur= profiteur?

Est ce qu’on pourrait envisager qu’une période de chômage n’est pas nécessairement l’éclate? Est-ce que ce serait trop demander de ne pas l’enfoncer et de l’aider à voir ça comme une chance de se réorienter ou de se spécialiser.. ? Ou juste de souffler et se retrouver?

Il faudrait peut-être voir le tableau dans son ensemble… Une vie professionnelle ne se résume plus en une route toute droite et bien tracée.. Il s’agit plutôt d’un chemin, chaotique parfois, mais enrichissant qui nécessite en alternance des pauses, des sprints mais surtout de l’endurance.. Si vous avez quelqu’un sur le bas côté qui, au lieu de vous encourager à gravir cette pente si ardue, vous explique qu’il vaut mieux abandonner alors que votre rêve c’est d’arriver tout là-haut.. Est ce qu’il n’y a pas comme un problème? En moins d’un siècle, le statut de la femme au sein du foyer, comme de la société, a énormément évolué.. La parentalité ne se vit plus de la même manière.. Tout cela ayant évidemment une incidence sur le couple. Le papa d’aujourd’hui a besoin de plus d’une dizaine de jours de congé pour découvrir et vivre sa paternité; la maman M+1 est partagée entre sa vie professionnelle qu’elle veut égale à l’homme et le déchirement de laisser son nouveau-né à des étrangers au bout d’à peine plus de 2 mois… Sans parler du congé parental qui signifie une grosse perte financière tout en permettant d’être (trop ?) présent pour son/ses enfant.s.

Quand on a 20 ans, on n’envisage pas le travail de la même manière que lorsqu’on vieillit, qu’on devient parents, ou quand les enfants ont grandi.. Notre disponibilité n’est pas la même, mais aussi nos besoins, notre envie, notre physique, notre curiosité (oui), notre engagement… tout cela évolue, fluctue au fil des saisons de notre Vie… Penser que l’on peut demander à une personne le même investissement tout au long de sa vie, et lui appliquer des stéréotypes liés à son sexe ou à son orientation sexuelle, sa couleur de peau, son lieu de vie, ou même à son âge, sa fécondité, sa ménopause… ce n’est pas vivre dans le réel. Réduire son expérience, son projet de vie à un tout petit rien, un détail.. Lui appliquer une sorte de recette miracle censée mener au Graal: l’embauche en CDI.. C’est faire du prêt à porter quand il faudrait du sur-mesure… Ce n’est pas humain, c’est rétrograde.

Voila.. Les droits à l’assurance chômage ont pris une nouvelle direction hier… Et ce n’est pas dit que vous les croisiez un jour..

A demain!

Il est parti en lançant dans la pièce “à demain!” Mais ça ne voulait rien dire.. Tout le monde peut partir en disant ça…Comme s’il était certain de revenir, comme si demain ne manquerait pas de le revoir.. C’est banal et ça endort toute méfiance.. A demain… Qu’est que ça veut vraiment dire finalement? “Demain, je me lèverai après une bonne nuit de sommeil et je serai de retour.. Je serai là et tu me reverras. Je ferai ce que j’ai à faire et nous serons contents..” Mais la Vie.. Mais la Nuit.. et le Jour… Il n’est pas revenu. Nul ne sait où il est. Personne ne sait s’il en reviendra. Ceux qui restent doivent vivre avec son absence, devenue omniprésente.. Et des questions en suspens. On ne sait pas pourquoi il a fait ça.. ou on le devine.. ou on le pressent.. Parce que, mine de rien, on savait.. Parce que cela faisait quelques années qu’il trainait ça.. Et même s’il ne s’imposait pas, on voyait bien.. Que ça n’allait pas.. Avait-on seulement envie de creuser plus loin qu’un café offert, qu’un coup de fil rapide ou un conseil imposé?

On n’a jamais le temps.. ou on ne le prend pas.. ou on n’a pas envie.. On a tous nos zones d’ombres et une charge sur les épaules.. Pourquoi porter celle d’un autre? Et de toute façon, le pouvons-nous vraiment? Alléger un fardeau, pour le poser ailleurs.. loin.. Pour qu’il puisse prendre un peu de hauteur et voir qu’il est bien petit, vu de là-haut. Et puis, on s’est laissé emmener par le quotidien et débordé par une Vie un peu trop fatigante, un peu trop remplie.. On s’est dit qu’il serait toujours temps, demain… Demain… ou un autre jour.. ou plus tard..

Il est parti en lançant “à demain!”, 2 petits mots, attendant d’être saisis au vol, suspendus dans la pièce, qu’il aurait fallu attraper et ne plus lâcher pour qu’il reste encore un peu..

Le 10 septembre dernier, c’était la journée mondiale pour la prévention du suicide et le 25 septembres, à Brest, il y a les 51emes journées du GEPS. On connait tous quelqu’un qui va bof, qui va mal.. quelqu’un qui théâtralise la chose.. ou qui se bat au quotidien pour ne pas y penser, pour ne pas passer à l’acte.. Peut-être que c’est nous.. Peut-être qu’on s’en doute.. Peut-être qu’on l’a vécu ou qu’on l’a rêvé..

Il y a trois fois plus de suicides “réussis” que de décès par accident de circulation… Ces morts sont évitables, il suffit parfois d’une main pour relever, d’une oreille pour écouter, en tout cas d’une présence sans jugement.

Et l’école à la maison, si on en parlait?

Certains diront que c’est une mode, d’autres diront qu’il s’agit d’échapper à un système à broyer des enfants… Que ceux-ci deviendront asociaux ou incultes, voire que cela profite à l’islamisation radicale… Comme pour tout, on peut faire des raccourcis, des jugements inutiles..Mais en vrai, est ce que ce ne serait pas pour s’approcher au plus près de valeurs qu’une famille peut vouloir défendre? Ce n’est même pas une question de moyens financiers.. et c’est sans doute une manière de vivre, une façon d’appréhender la vie!

La vérité est que nous sommes beaucoup de parents à subir un système qui se modifie au gré des mesures politiques et trop peu à réfléchir aux bienfaits et aux méfaits du système scolaire actuel, à se sentir de taille pour une éducation personnalisée, à l’écoute et suffisamment complète pour “armer” nous-mêmes nos enfants à la vie d’adulte…

Ce qui est certain, c’est qu’à l’ère d’internet (*voir en fin d’article), pour peu qu’on soit organisés et qu’on ait du temps, il est facile de trouver matière pour occuper les enfants en leur faisant apprendre quelque chose. Il y a probablement autant de manières de faire l’école à la maison que de familles qui la pratiquent.. Le Homeschooling, le Unschooling, les cours par correspondances…Mais leur but est toujours le même: permettre aux enfants de s’épanouir et d’apprendre à leur rythme. Évidemment, les valeurs des uns ne sont pas les valeurs des autres.. il en va de même pour les peurs (peur du harcèlement, peur du jour de la rentrée, peur du prof/instit incompétent ou impuissant..)

Et cela en partant du postulat que les parents agissent dans l’intérêt des enfants et non pour se soustraire, eux, à une administration qu’ils haïssent. 

Les nouvelles directives annoncent plus de contrôles surprises et plus de contrôles médicaux pour ces enfants qui “échappent” à l’oeil “scrutateur mais bienveillant” de l’école républicaine… Ainsi les familles cherchant à s’extraire d’un système qui ne leur correspond pas, vont devoir tout de même se conformer à des obligations pour être au plus près de cette école de la confiance. On pourrait se demander quel avenir pour notre école, notre société… On pourrait s’inquiéter de ce futur pour nos enfants… On pourrait, comme d’autres, signifier au ministre une désobéissance calme et tranquille. Le sujet est vaste et il faudrait plus d’une page de blog.

Quelque part, il faut mettre dans la balance les peurs, les attentes, les envies avec la réalité. Savoir, avec franchise, ce que l’on serait en mesure de proposer à nos enfants si nous décidions de les “dé-scolariser” et ce qu’ils trouveraient à l’école s’ils y allaient. Et puis, s’informer.. Faire des recherches.. Recueillir des témoignages.. Comprendre que s’il n’y a pas école, ce n’est pas non plus pour se la couler douce!

Cela dit, choisir l’école, ce n’est pas une tare.. Il faut de tout pour faire un monde: des écoles où les enfants, voire les parents, ne seront pas entendus et d’autres où les maîtres.ses et directrices/directeurs sauront écouter tout en faisant la part des choses. Comme partout, les personnes gonflées d’auto-suffisance, et donc souvent de mépris, ne se remettront jamais en question. C’est utopique de penser que tout ce petit monde du scolaire pourrait se donner la main, et s’entraider en montrant les méthodes/solutions trouvées.. Utopique peut-être, pourtant de nombreux instits/profs tiennent des blogs, des pages (Activité chronophage et ingrate s’il en est..) pour proposer des supports et des idées.. En tout cas, si finalement l’école est la solution retenue, mais que cela vous laisse un petit arrière goût amer, vous pouvez toujours choisir le co-schooling.. Sans faire une 2e journée d’école à votre enfant, il s’agit simplement de proposer tous les jours des activités courtes sur un thème (souvent choisi avec l’enfant) qui lui permette d’assouvir sa curiosité naturelle…

L’autre jour, à la TV, ils parlaient des enfants handicapés sans classe. Une petite fille expliquait qu’elle avait appris à son frère à compter jusque 30 et qu’il n’était jamais allé à l’école. Un papa racontait combien cela pouvait détruire des familles, combien c’était dur au quotidien. Une  question m’est donc venue: comment font toutes ces familles qui, faute de place, doivent garder leurs enfants à la maison? Quelles ressources ont-elles pour ne pas laisser leurs enfants dans l’ignorance la plus complète? L’école à la maison n’est alors plus un choix mais une obligation. Choisir est donc un luxe pour eux. Terrible.

Voici “quelques” liens, trouvés après quelques recherches sur Qwant, Google, FB, Pinterest..:

Undercover, une histoire vraiment vraie

A mon grand regret, il a fallu arrêter d’écrire fin juillet et août..  Il était impossible de tout gérer de front..

L’écriture blog et Fb, la vie perso, Pôle Emploi qui veut absolument faire de moi une secrétaire-hôtesse d’accueil-informaticienne et cette fameuse mission hyper-ultra importante qu’il fallait mener dans le parfait anonymat.. garantissant une réussite teintée de galère parfaitement normale..

Durant le mois de Septembre, une journée par semaine, je raconterai comment et pourquoi j’en suis arrivée là… Je tenterai de vous tenir en haleine pour savoir si la fin de cette mission, si fin il y a, fut positive ou négative…

Journée Mondiale des compétences des Jeunes

La compétence… Ce mot est devenu à la mode dans le monde du travail.. On ne parle plus seulement d’expériences, de savoirs acquis ou de capacités. Il s’agit de savoir “mobiliser dans l’action un certain nombre de savoirs combinés de façon spécifique en fonction du cadre de perception que se construit l’auteur de la situation” Richard Wittorski. Cette journée mondiale vise à aider les jeunes à développer leurs compétences afin d’accélérer leur transition vers le monde du travail. Plusieurs données sont à prendre en compte: l’augmentation de la population et donc du nombre de personne arrivant sur le marché du travail chaque année, la hausse du chômage, les inégalités, la pauvreté.. C’est ainsi que la communauté internationale essaie d’avoir une approche globale de la situation et cherche à développer l’accès à l’éducation et à la formation. Les diplômes ne font pas tout.. Beaucoup de jeunes universitaires sont finalement mal préparés lorsqu’ils recherchent un emploi. L’accès à l’enseignement et à la formation techniques et professionnels (EFTP) est un objectif primordial et fait partie d’un programme de développement durable pour 2030 adopté par les Nations Unies.

La question qui se pose est l’enseignement distribué aujourd’hui en France permet-il de préparer les jeunes à la vie professionnelle? Ces mêmes jeunes ont ils la possibilité de développer leurs talents, leurs aptitudes, peuvent-ils exprimer leurs préférences ou sont-ils obligés de se mouler dans des cases? Les conseillers et les professeurs les prennent-ils dans toute leur individualité, leur spécificité? Ou leur indiquent-ils un chemin, une voie toute tracée par la société? Filière générale, technologique ou professionnelle… quels à priori? Gamin.e.s, on a tous vu un.e conseiller.e d’orientation à l’école, sommes allé au BDI (Bureau de documentation et d’information), avons lu les brochures ONISEP.. Mais ce n’est pas ça qui fait naître une vocation.. Ce qui compte, c’est aussi l’enseignant qu’on a face à soi.. C’est la Vie que l’on observe, les modèles que l’on rencontre, les expériences que l’on accumule. Est ce que l’éducation nationale permet aux jeunes de se confronter à la réalité, à se faire un avis sur un métier? Il n’est pas certain qu’un seul stage d’une semaine soit suffisant. Il n’est pas dit que rester assis à un bureau pendant des heures à écouter un professeur déclamer son cours soit le meilleur chemin pour se connaître.

Arrive-t-on jamais à savoir qui on est vraiment? Ce qu’on est? Ce qu’on vaut? Ce qu’on veut être? Ce qu’on sera? Et puis, dans un pays de traditions judéo-chrétiennes, cela peut-être aussi compliqué de se voir, de s’accepter, de se montrer vraiment tel que l’on est…. Sans s’excuser, sans se flageller.. Être.. à soi.. Assumer ses talents, ses acquis, ses compétences. S’imposer dans un monde qui voudrait peut-être que l’on soit quelqu’un d’autre, que l’on fasse autre chose. Et ne pas se perdre… Ne pas s’oublier.. Dans un monde qui parfois rend sourd et aveugle.. dans un quotidien qui peut devenir abrutissant.. Des contraintes financières qui prennent en otage tout un avenir…

Il existe des Ateliers permettant aux jeunes de s’orienter en toute tranquillité vers un avenir professionnel choisi, en fonction de leurs compétences, de leurs appétences… Il existe aussi des lieux ressources pour les adultes qui auraient endossé d’autres rôles et souhaiteraient se retrouver..

Et puis, comprendre que l’univers professionnel, c’est un tout.. Qu’un parcours peut emprunter quelques détours, et que ce sont les expériences diverses et variées qui permettent d’acquérir et de renforcer ces fameuses compétences… pour finir par atteindre un métier qu’on n’aurait pas imaginé à 15 ans..

Haaave you met.. Kiffe ton cycle?

Qui à la maison, en sortie, dans son travail n’a pas déjà entendu ce genre de réflexion: “bah, elle a ses règles ou quoi?”? Qui n’a pas subi les conséquences d’un cycle menstruel douloureux, fatigant, perturbant, décevant, étonnant, disruptif…? Il y a quelques chose de tabou dans ce phénomène mensuel qui a toujours empêché une compréhension plus globale et bienveillante du corps féminin.

Oooh, bien sûr, on a tous assisté à nos cours de biologie.. Et franchement, c’est un désastre.. Pourquoi?  Parce que si notre éducation sur la biologie et l’anatomie des corps dépend du bon vouloir et du talent d’un professeur des écoles, in fine notre éducation sexuelle également… Sans aller jusqu’aux positions du KAMASUTRA, il apparaît que personne, absolument personne, ne nous parle ou ne nous intéresse au corps féminin tel qu’il est ressenti par… nous… Personne?

Non, il y en a une qui a décidé d’observer son corps et son cycle. Il y en a une qui a décidé de faire d’elle-même une alliée… C’est Gaëlle Baldassari de kiffetoncycle.fr

Évitons de parler des clichés, du rôle de la Femme dans l’ancien temps et du caractère reproducteur très réducteur du sexe féminin. Évitons également de mentionner les remises en question régulières dans certains pays du droit de la Femme à disposer de son corps. Mais nous pouvons regretter que de nos jours une femme puisse à ce point méconnaître son corps qu’elle en déteste son cycle ou le néglige. Parce que lorsque l’on connaît quelque chose, on l’accepte mieux et on peut se battre par et pour lui.

Nous pouvons saluer le clitoris et son retour (ou arrivée) sur la scène de l’information… Cela dit, le plaisir n’est pas tout.. Il y a la vie au quotidien.. Avant de choisir parmi la multitude de mode de contraception qui ont « libérés » nos mères, il est important de s’observer, de se connaître et s’accepter. Parce qu’il doit être pris en conscience et en connaissance… Mais comment savoir que l’on sait tout ce qu’il y à savoir quand déjà la grande inconnue est notre propre corps??

Gaëlle propose des formations avec des vidéos délivrées sur plusieurs semaines, a écrit un livre, tient un blog, une page facebook

Par les temps qui courent, et surtout avec les réseaux sociaux – parce que courir, c’est fatigant-, une jeune fille doit être informée de la meilleure de manière, c’est à dire sans tabou, sans jugements et avec bienveillance. On est loin des temps obscurs où le sang était impur et la femme devait se cacher.. (Ah bon? Partout?) Enfin, lorsqu’une femme se décide à fonder une famille avec un.e partenaire, et qu’elle rencontre des difficultés, elle met encore trop de temps à être diagnostiquée d’une maladie comme l’endométriose. Pourquoi?  Parce qu’elle met du temps à en parler aux médecins qui la suivent, elle ne fait le lien que tardivement et ses docteurs aussi… Pourquoi? Principalement, parce qu’est encore bien ancrée dans les esprits que quand on a ses règles, on souffre, et c’est normal… NON! Avoir des règles douloureuses n’est pas normal, ce n’est pas la conséquence des actes mauvais perpétrés par la Femme depuis des générations, une femme ne paye pas ses crimes en perdant du sang chaque mois. 
Finalement, Gaëlle introduit l’idée que notre corps peut être notre meilleur allié, qu’un cycle peut être un coach extraordinaire, et rien que ça, ne serait-ce que l’envisager, c’est une petite révolution…  🙂