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Ce que j’aime le plus chez moi #10 du mois

J’étais allée voir fin avril le thème du mois de mai… Et voilà que nous sommes déjà le 10 sans que je n’ai rien écrit.. Pourtant ça a carburé dans ma caboche pour essayer de comprendre cette phrase :

« ce que j’aime le plus chez moi »

Mon premier réflexe, celui de toute une vie, a été de dire : « rien ». Oui, vraiment. Je pourrai disserter sur mon enfance, mon éducation, etc… Mais je ne suis pas certaine que ce soit si intéressant que ça.. Et en fait, je pense qu’on est nombreuses dans ce cas à vouloir ou pouvoir le dire, à différents degrés.. Là, je pourrai placer un petit paragraphe sur la société qui opprime les femmes, leur imposant un certain standing, une pression qui ne dit pas son nom.. etc..

Bon.. « ce que j’aime le plus chez moi »..

J’aime la famille que j’ai créée.. j’aime le regard de mon mari sur moi.. j’aime nos enfants.. j’aime notre maison.. j’aime la maturité acquise avec l’âge.. Est ce que je peux dire aujourd’hui : « ce que j’aime chez moi, c’est moi ».. ? Pas encore. En ce moment, je suis plutôt dans un sas.. une sorte de sas de décompression.. Dedans, on s’y adoucit, on y expérimente la bienveillance envers soi-même.. Avant, j’aurai dit : j’ai ce garde-fou qui me préserve de tout excès, d’un égocentrisme exacerbé… Maintenant, je comprends qu’il m’empêchait avant tout d’être satisfaite de moi et de tout ce que je pouvais accomplir..

« ce que j’aime le plus chez moi »…

Faire une liste de mes qualités ? Rien que le mot me fait tiquer, la définition du Larousse encore plus: « manière d’être (…) qui correspond à ce qu’on en attend (…) que l’on juge positivement (..) titre au nom duquel on agit (…) qui répond à la question de savoir si la manière d’être d’un sujet peut être affirmée comme existante ou non (…) »

Je crois qu’on peut toutes et tous dire que le drame de notre vie a longtemps été d’essayer de correspondre à ce que l’on attendait de nous sans jamais vraiment y arriver… Et je crois aussi qu’on a toutes et tous cherché à un moment donné de s’en affranchir, avec plus ou moins de réussite. C’est probablement un sujet qui est aussi vieux que le monde… Donc mes qualités sont celles que les autres m’attribuent, mais je ne les déterminerai pas moi-même car trop réducteur, un petit peu trop CV… Je ne serai pas à la hauteur de vos attentes, je le sens.

Voila pourquoi, sans doute, je pense en premier lieu et par défaut à tout ce que je ne suis pas et ne serai jamais. A toutes mes failles, à tout ce que je ne sais pas ou cru savoir.. A tous mes gadins, mes bosses et mes bleus… A mes excès et mes manques.. A mes larmes et mes cris.. A ceux qui me sont restés en travers de la gorge.. A mes choix, plus souvent les mauvais que les bons.. Aux gens que j’ai déçu ou qui m’ont déçue et à ceux que j’ai laissé derrière.. Tout ce qui m’empêche de dormir et ce qui me réveille trop tôt..

Ce que j’aime le plus chez moi, c’est ça.. C’est la vie dans toute son imperfection…

Les failles… Les accepter plutôt que les repousser.. Ce n’est pas s’y adonner sans complexe. C’est sans doute plutôt se donner les moyens de les dépasser.. Chercher à s’améliorer, non pour être parfaite aux yeux des autres mais aux nôtres, selon nos valeurs, nos attentes propres..

L’orage qui gronde annoncera toujours le beau temps.. C’est une certitude.. L’un ne va pas sans l’autre.. Alors, apprenons à danser sous la pluie puisqu’il lui arrive de tomber… Et plantons nous de temps en temps, nous pousserons mieux..

A nos actes manqués – Fredericks, Goldman & Jones

Prendre soin de soi #10 du mois

10 jours que je tourne en boucle sur le thème du mois d’avril de Egalimère… « prendre soin de soi »…

Comme toute mère qui se respecte, le confinement, c’est pas franchement des vacances pour moi. Du coup.. Suis un peu plus longue à la détente.. Pi c’est quoi ce thème ?! Une banale prise de tête sur les injonctions d’une société qui accessoirise la femme en lui intimant en même temps de suivre la voie du développement personnel… Un truc mi-schizo, mi-alzheimer…

Bref.. J’avais du mal à trouver un angle d’attaque pour ma dissert’ du mois.. Jusqu’à ce que je m’observe in-situ.. c’est à dire, en plein confinement..

Au début, je pensais que ça ne changeait pas grand chose.. et puis, j’étais contente de ne plus avoir à faire toutes ces allers-et-venues.. jusqu’à ce que je m’aperçoive qu’en fait, je n’avais plus de temps pour moi… mais genre.. plus du tout… Déjà, avant.. faire pipi tranquille était difficile mais là… là… Est-ce que c’est grave de griffonner sur la case « c’est compliqué » ?

Je dois préciser quelques petites choses :

– Je suis loin d’être parfaite.. Oui.. C’est comme ça… Un jour, je vous dirai comment je l’ai su.. ou pas.. Je tends à m’améliorer, et quelque part, c’est l’essentiel, je crois..

– De base, si je devais être un personnage de Vice Versa, je serai Colère… Je travaille dessus, merci de vous inquiéter.. Joie arrive en second et tristesse en 3ème.. Ou c’est l’inverse.. Ou je ne sais plus.. Parlons-en quand on sera libérés-délivrés, voulez-vous ?

– Alors, donc, j’adore mes enfants la plupart du temps.. J’ai mis longtemps à fonder une famille, pas par choix, hein.. Donc forcément, quand ils sont nés, bah, on était bien contents… ça n’empêche que je rigole bien sur les RS quand je lis des panneaux de parents épuisés, dépressifs et qui s’arrachent les cheveux.. Tout simplement parce que je le suis moi-même et que je pratique allégrement le second degré…. D’autre part, les RS ont une place bien précise dans ma vie..

Voila.. Donc.. Prendre soin de soi… Une douce utopie en plein confinement…

Il y en a qui y arrivent.. C’est génial.. Elles ont un programme.. Elles le suivent.. tous les jours… Dans leurs têtes, il doit y avoir le coach de Serena Williams.. Ou.. je sais pas…

J’ai essayé, hein.. J’ai vraiment essayé.. C’est l’essentiel, nan ? On a tenu, genre.. 10 jours… J’ai fini dans un sale état et je crois que cher et tendre avait peur d’aller bosser et de me laisser seule avec les garçons… Du coup, on a relâché la pression.. Maintenant, ça va mieux.. Bah oui, parce que, pardon, mais le confinement, il touche tout le monde, non ? Donc à la fin.. les enfants, ils en seront tous au même point.. Pas d’école, pas de récrés, pas d’activités extra-conju.. heu.. extra-scolaire.. 🙂

Relâcher la pression à propos des mômes, ça veut pas du tout dire que je prends soin de moi.. Un peu, oui.. ou alors indirectement.. Ce n’est pas ça qui va cultiver mon jardin intérieur me direz-vous… Et vous aurez raison !!!

Évidement, je suis quand même quelques règles… pas trop compliquées, faciles à tenir…:

– Le réveil sonne à 7h30.. J’ai du l’entendre une seule fois depuis le début du confinement, mes enfants étant (très) matinaux.. Mais rien que le fait de le régler chaque soir, je sais pas.. On n’est pas en vacances, bordel.. ! Gardons un cadre !

– A partir du jeudi, parce que le jeudi, c’est déjà un peu le week-end..A parti du jeudi, donc, le soir, je n’hésite plus à ouvrir une bouteille.. Bière, vin rouge, blanc, rosé.. Tout y passe, mais de façon très raisonnable puisque pas d’abus (;-)) Je pense attaquer la sangria d’ici peu et je me tâte pour faire une soupe champenoise à l’occasion de la prochaine grillade… J’y vois pleins d’avantages, notamment : plus d’angoisses du dimanche soir à l’idée que cher et tendre m’abandonne pour aller travailler et donc début de semaine bien détendue…

Avec le retour du beau temps, et donc des apéros et autres BBQ, hasard ou pas, il s’avère que mes fringues rétrécissent…… Mon sèche-linge doit m’en vouloir.. ça ne peut pas être le manque d’exercice, vu que je courre après mes enfants tous les jours… Il y a un camps de nudistes près de chez moi, je vais sans doute finir le confinement chez eux..

– Sur les réseaux, je ne dis rien de ce que je traverse avec les monstres que sont devenus mes enfants.. J’aurai peur de m’attirer les foudres de la bien-pensance, l’élite de l’éducation positivo-veillante… C’est bien connu, pour vivre heureux, vivons caché… En tout cas, si l’aide sociale à l’enfance vient chez moi, je saurai que ce sont mes voisins, lassés par mes cris, plutôt que mes amis virtuels… J’arriverai peut-être à les soudoyer avec des bonhommes en rouleaux de PQ, mes tableaux en peintures gonflantes et la tonne de coloriage que je stocke dans un placard… Avec un peu de chance, ils auront dans leur sacoche des cartouches d’imprimantes et du papier que j’arriverai à piquer pendant que mes fils attireront leur attention avec leurs acrobaties quotidiennes.

Ça n’enlève pas le fait que le confinement aura été bénéfique pour moi… Au vu de mes envies quotidiennes de fugue, j’ai vite compris que quelque chose clochait… Avec cette interdiction de sortir, j’ai pu constaté que j’avais purement et simplement disparu… Certes, cela fait 3 ans que je me débats dans les sables mouvants de ma propre existence.. Et donc, le confinement m’a aidé à atteindre plus vite (!) le sommet de mon vide intersidéral…

Ce qui m’a donné assez d’énergie pour rebondir, tel le ballon sauteur qui git, épuisé, abandonné dans le jardin par mes enfants.. (ça aurait pu être dans la maison, imaginez le carnage!)

« Il faut que ça cesse ! Quoi ? Bah, ça, là, cette situation ! Je ne suis pas la servante des uns et des autres… ça suffit! Marre d’avoir cette impression d’être la seule à habiter dans cette maison (comprendre être la seule à savoir où se trouvent et se rangent les choses..) » A mon sens, c’est ça.. prendre soin de soi ! S’exprimer ! Savoir ce qui ne va pas, le dire et ne pas transiger..

(de toute façon, j’ai jamais vraiment été du genre après-midi girly pour se sentir bien..)

On a tous envie de croire que le monde d’après sera meilleur.. Le savoir, la compréhension, le vécu… que grâce à ça, on peut changer… Mais pour combien de temps ? Je suis plutôt pessimiste à ce sujet.. Je pense qu’on peut tout oublier.. En fait, pour moi, on oublie pas forcément les événements mais on oublie l’intensité de ce que l’on a vécu.. Et selon le degré d’implication, cela va plus ou moins vite..

Mais…

Ce week-end, j’ai découvert la transmission transgénérationnelle des traumatismes.. Pour résumé, on peut dire que la souffrance traverse la lignée familiale, et j’aime à penser que cela sera jusqu’à ce qu’une personne soit prête à y faire face, la ressentir, la soigner..  Je ne vais pas écrire un essai sur le sujet, vous pouvez cliquer sur le lien plus haut ou googler (ou mieux aller sur un moteur de recherche respectueux) cet intitulé et vous faire votre avis par vous-même.. Il y a quelque chose qui résonne fortement en moi… Et ces mots qui sonnent , comme dirait Jenifer, c’est un cadeau du ciel..

Le peu que je sais des histoires familiales laisse présager que je ne porte pas la responsabilité de tout mon mal-être. Je me rends compte aujourd’hui, en ces temps confinés, qu’au lieu de me malmener pendant tout ce temps comme j’en avais l’impression, en réalité, je prenais soin de moi.. Ces moments, si longs, de désespérance où il m’a semblé que je ne m’appartenais plus, n’étaient en fait pas les miens.. J’ai envie de croire quand de ce monde de l’après, je saurai vivre ma vie parce que je saurai enfin me connaître et me respecter.

Sous quelle étoile suis-je né? – Michel Polnareff

Super Héroïnes du quotidien #10dumois

Le mois de mars nous est évidement dédié, à nous les femmes, pour ce #10dumois. Compliqué de ne pas faire une redite de ce qui a déjà été abordé pour la journée du 8 mars… Alors voilà…

Dimanche soir, est passé sur France 5 un excellent documentaire… « Tu seras mère ma fille ».. « Excellent, un qualificatif un peu fort pour un film diffusé sur France5 », vous direz-vous.. Mais il l’est vraiment et pour plusieurs raisons :

1- Mon mari l’a regardé avec moi jusqu’à la fin.

2- Il a provoqué chez nous ces conversations que j’aime tant, pendant (j’ai même du lui dire de se taire..) et après… Nous évoquons ce que nous avons vu, rapprochons à notre quotidien, notre vécu.. et tirons nos conclusions.. Et en général, ça nous permet d’évoluer.. C’est génial..

Ayant, dans mes jobs précédents, effectué du transfert de films de famille, j’ai apprécié voir ces archives familiales et publiques de temps révolus.. Mais j’ai surtout apprécié les 10 dernières minutes du documentaire, très actuelles, qui ont mis des mots sur ce que je ressens et vis ces dernières années en tant que mère et femme.. En voici un extrait de 3 minutes.. (pardon pour la qualité, mais j’espère que vous aurez envie d’en voir plus..)

« Pourquoi est-ce elle, la femme, qui devrait tout concilier ? Parce qu’elle porte l’enfant ? Ce serait le propre du féminin et moins du masculin ? »

Voila, on y est !

Parce que finalement, ce n’est pas un problème de genre… Il existe deci-delà quelques hommes qui sont prêts à prendre leur part (dont le mien).. Encore faut-il que la société leur en laisse l’occasion…

Nous sommes des centaines, voire des milliers, à pouvoir témoigner du regard du futur employeur sur notre ventre ou nos enfants en bas âge… Nous sommes légions à expérimenter chaque jour une course contre la montre pour déposer, puis récupérer, tout le monde à la crèche ou à l’école.. Et tout autant, à résoudre le casse-tête que représente l’organisation des activités extra-scolaires…

Moi je voulais un amoureux, des enfants.. Et vivre ma vie…

On ne m’avait pas prévenu qu’avec le package, j’aurai pas mal de fatigues et quelques frustrations de voir MA vie filer à toute allure.. Ce que j’ai mis entre parenthèses, c’est Moi, mon essence même… Ce qui fait ce que je suis, ce qui me définit.. Je ne suis plus libre, plus seule.. Je suis responsable d’autrui.. 2 petits êtres en permanence (et 1 grand en pointillé si l’on compte mon cher et tendre).

Et puis, finalement, je m’y suis faite… Je me suis dit que la Vie, c’est ça… aussi.. Que sans doute, selon les choix et les âges, selon les périodes, on étaient plus ou moins disponibles pour une vie professionnelle épanouie.. Qu’il faut de la patience…

Sauf que je vois bien que mon mari n’a pas eu à se dire tout ça.. Je vois bien que, malgré sa bonne volonté, je suis celle qui se demande si elle ne va pas accepter n’importe quel petit boulot à côté de la maison pour pouvoir gérer l’organisation familiale, quand lui accepte un travail à 45km de la maison… J’ai déjà écrit sur le sujet du couple et de l’arrivée de l’enfant.. On ne va pas refaire le match.. Je crois que si la mère comme le père avait les mêmes droits/congés, si notre société comprenait enfin que c’est en s’occupant de ses enfants que l’on en fait des adultes heureux et épanouis, tout serait plus facile…

Aujourd’hui, je me choisis donc comme Super-héroïne de Ma vie parce que je me rends compte de tout ce que j’accomplis au quotidien.. Je suis fière de moi parce que je tente tant bien que mal de me respecter..

Cela dit.. Je ne cache pas mon envie irrésistible de poser la cape une bonne fois pour toute.. Une retraite bien méritée.. en allant travailler… Ou avec les pieds sur la table, un verre à la main…

Grandir ou Vieillir #10dumois

Depuis que le monde est monde, les enfants s’appliquent à grandir, s’évertuent à se vieillir. Plus vite qu’il ne le faudrait selon ceux qui les aiment. Ces adultes qui, de leur côté, aimeraient sans doute rajeunir, ou tout du moins ralentir la course du temps.

Grandir.. Vieillir.. Pas encore, pas assez, trop vite ou trop tôt.. Tout est, comme toujours, une question de point de vue… C’était hier et c’est déjà demain.. Et le présent reste insaisissable…

Petit.e, on ne se voit pas vivre.. Etre un.e autre. Grandir, pour faire des choses que seul.e un.e adulte pourrait ou saurait faire… A l’âge légal, ce n’est pas encore assez… On en veut plus.. Plus vite, plus loin.. Pour peu qu’on ait un passé lourd de sens, on pourrait perdre son présent à questionner sans voir que le futur, c’est déjà aujourd’hui.

A un moment donné, le corps cesse de grandir mais il continue de vieillir: son élasticité diminue, l’éclat se ternit. Des petites rides deci-delà, quelques cheveux grisonnent ou blanchissent. Certains disent que ce sont les marques d’une Vie bien remplie, d’autres les conséquences des soucis rencontrés. Un corps, ce n’est pas anodin.. On peut bien sûr changer quelques détails.. pour cause d’usure, de défaut de fabrication, d’accident de parcours.. On peut chercher à l’améliorer pour correspondre aux standards d’une époque ou s’en détacher.. Un corps, c’est à la fois indispensable et faillible.. Pour l’instant, nous sommes toutes et tous soumis à son évolution et accepter ce fait serait probablement libérateur. Notre support physique, en vieillissant, fatigue plus vite que notre âme qui, elle, a des projets d’expansion infinis…

Plus jeune, je ne m’aimais pas.. Ou plutôt, je n’ai pas appris à m’accepter, à me reconnaître, voire à prendre soin de moi.. C’est en vieillissant que mon regard s’est adouci. Et c’est en sens que je me sens grandie. Pour l’instant, j’aime bien vieillir. Parce que je me sens un peu plus apaisée qu’hier.

Je me doute bien que viendra le temps où mon corps ne sera plus aussi fiable qu’avant.. C’est déjà d’ailleurs un peu le cas depuis que je ne suis plus le principal objet de mes pensées (comprendre: depuis que je suis maman)! Bien sûr, ces choses que je sais maintenant, j’aurai aimé les savoir plus jeune… et bien sûr, j’aimerai aujourd’hui avoir encore la fougue, disons, l’intransigeance de la jeunesse. Mais accepter que tout vient en son temps fait sans doute partie du jeu.

Alors je dirai finalement que grandir ou vieillir, l’un ne va pas sans l’autre.. Le temps file, la roue tourne… et caetera… En fin de compte, je suis contente de n’avoir pas baissé les bras quand la tentation de le faire a été très forte. Les pieds plantés dans le sol, les bras sur les hanches, je regarde désormais le passé sans larmes, le présent bien en face et le futur sans peur.


😉 .. La roue Tourne – Zaho ..

Nouvelle Année!

A partir du 31 décembre, et jusqu’à la fin du mois de janvier, on se souhaite à tous, sans presque plus réfléchir, une bonne année.. 

Au début, de façon festive.. et au fur et à mesure que janvier s’écoule, on s’essouffle.. on s’agace parfois.. Avons nous oublié quelqu’un? Tata Jojo? La boulangère ou la dame de la crèche? A t on utilisé les bons termes, la bonne manière?

Avant tout ça, cette année, on pourrait l’espace de quelques instants, regarder en arrière.. 

Voir le chemin parcouru: les progrès, les hésitations, les réussites, les échecs..

Lever la tête et contempler ce qui a été accompli.. sans complaisance, sans excuses, sans regrets.

Bravo!

Oui, bravo!

Cette année, comme toutes les autres, vous avez survécu. Vous avez vécu..

Les guerres qu’il y avait à mener, vous leur avez fait face.

Les douceurs qu’il y avait à distribuer, vous les avez données.

Avec ce que vous pouviez, avec tout ce dont vous étiez capable.

Bien sûr, vous avez fait des erreurs. Bien sûr, vous n’êtes pas parfait.e.

C’est évident!

Si vous l’étiez.. il n’y aurait pas d’histoires… il n’y aurait rien à améliorer. Rien à souhaiter pour l’année suivante..

Vous avez le droit d’être fatigué.e, d’être essoufflé.e.

Arrêtez vous, un peu, ou beaucoup.. Reposez vous.

Personne ne gravit une montagne sans marquer de pauses de temps en temps.

Et quand vous vous sentirez prêt.e, remettez vous en marche.

Parce qu’en fait, vous n’avez pas le choix que d’avancer.. même à votre rythme.. 

On peut dire ce qu’on veut.. Mais la Vie.. C’est ça.. Des hauts, des bas.. Des collines et des pics à gravir.. Des faux-plats ou des cuvettes… 

On nous fait croire que l’on peut atteindre un lieu Idyllique, une sorte d’Eden et que ce jour-là, nous deviendrons un être accompli, serons parfaitement heureux.. La Vérité, la Vraie: c’est que le paradis, c’est ici et ce que vous en faites.. Là où vous êtes.. Parce que vous y êtes.. et avec qui vous le vivez.

Profitez-en.. Rendez le meilleur de jour en jour.. N’attendez pas, n’attendez plus.. De rien, ni de personne. Avancez!

Je vous souhaite d’être fier.e de ce que vous avez vécu, de ce que vous êtes devenu.e. Je vous souhaite de savoir ce que vous voulez devenir durant cette nouvelle année.

J’espère que vous emprunterez la route adéquate pour y parvenir.. N’oubliez pas que si jamais vous vous perdiez en chemin, il sera toujours possible de revenir sur vos pas ou d’inventer un itinéraire-bis.

Enfin, je vous souhaite d’être entouré.e.. Des bonnes personnes.. Celles que vous aimez, celles qui vous aiment..  Vous savez, ces êtres qui vous acceptent tout entier.e, et ne veulent que votre bonheur…

J’espère que vous laisserez s’éloigner ceux qui ne feront qu’assombrir votre horizon ou votre quotidien. N’hésitez pas à garder vos yeux et vos bras ouverts pour accueillir celles et ceux qui en auraient besoin ou qui reviendraient à l’occasion..

Saupoudrez tout ça de quelques rêves et de rires joyeux… Vos pas n’en seront que plus légers!

Belle année 2020!

Bonne Année, Bonne Chance! (Guy Béart)

Cette fille-là

L’autre jour, en discutant avec mon mari, sur le sujet “ME TOO”, je me suis surprise à lui répondre: “ Tu sais, si je devais te raconter toutes les fois où un mec s’est frotté à moi dans le RER, les fois où un gars m’a traité de laideron dans le bus parce que je l’ignorais, où un garçon m’a suivi pour avoir mon tel, m’a abordé dans les bois quand je faisais mon sport, a voulu me chauffer en boite en me serrant un peu trop fort, m’a dragué lourdement pendant mon stage de lycée… On en aurait pour un certain temps..”

Et j’ai repensé à cette fille-là.. Celle que j’étais.. et à mon histoire…

On peut penser ce qu’on veut de “ME TOO”.. On peut se dire que ça ne nous concerne pas vraiment.. Parce que nous, on s’en est sorties.. Parce que nous, c’est un peu moins grave que d’autres.. Parce que bon.. Est ce que notre comportement ou notre accoutrement ne les a pas un peu cherché? Et si on les empêche de nous importuner, que feront ils pour s’occuper, les pauvres?!…(poke C.Deneuve)..

Un jour, j’ai entendu Sophie Fontanel à la radio, parler de notre droit au refus et de cette espèce de culture de l’érection … Et j’ai continué à mouliner… 

Alors mon histoire, que je croyais digérée, assumée, que je pensais archivée.. Mon histoire m’a fait de l’œil.. Elle est désormais éclairée différemment.. Par ce phénomène de société, aussi par mon âge (bientôt 40) et enfin par mon statut de maman..

En maternelle, garçons et filles se mélangent.. Aucune différence de comportement, de traitement..

En primaire (non-mixte), les seuls garçons que je côtoie de près sont mes frères.. et leurs copains, autant dire que je n’y vois rien d’intéressant…

Au collège.. En 6ème, Anthony K. s’amuse à me faire des croche-pieds pour voir sous ma jupe et se moque de moi le reste du temps.. En 5ème, cheveux coupés-au-bol, me la joue “sportive” en jouant au basket.. En 4ème, j’attends désespérément la fin de mon traitement orthodontique.. de porter des lentilles de contact.. Bref.. De me transformer… J’ai un faible pour l’un des copains de mon grand frère.. Mais ils me surnomment Kurt (pour Kurt Cobain!) Finalement, c’est en redoublant ma 3ème que je deviens visible auprès des garçons…

Il me semble que d’une année sur l’autre, je passe de la rigolote acnéique à lunettes à la délurée sans les culs-de-bouteilles, avec une nouvelle coupe de cheveux … J’ai changé de camp.. Même si j’attendais ça avec ferveur, je crois que je n’y étais pas préparée.. (ma mère non plus d’ailleurs)

A cette époque-là, je crois dur comme fer à l’histoire de la chenille qui se transforme en papillon.. C’est un peu ce qui m’a fait tenir durant les années collèges… Ce mythe de la jeune fille qui ne ressemble à rien et qui après relooking, vaut le détour.. Vraiment, je m’y accrochais de toute mes forces… Comme si c’était une fin en soi, être remarquée par les garçons… On dirait un remake, un peu mauvais, un peu frenchie, de Grease ou Dirty Dancing, mes films cultes de l’époque…

J’ai pris la pilule très tôt… Pas pour coucher.. Non.. Pour les boutons d’acné.. Prescrite par ma dermato, qui m’a expliqué ce qu’était la Diane… Moi, j’ai juste entendu: “plus de boutons”.. Les lentilles de contact, c’est un gros effort de ma part.. Me mettre les doigts dans l’oeil.. Beurk! Mais j’aurai tout accepté pour pouvoir arrêter d’avoir à remonter sur mon nez ces satanés lunettes… Et les appareils dentaires… Ces engins de tortures nocturnes et diurnes qui vous offrent une chance de faire rentrer dans votre bouche ces énormes dents trop écartées…

Bref.. C’est un travail de longue haleine qui a commencé à porter ses fruits à l’été 1994, quand mes parents m’ont inscrit, 2 ans de suite, à un stage ado au club de plage.

Il s’appelle Yann, à peine la trentaine.. Il est beau, bronzé, musclé, il sent bon (XS de Paco Rabanne).. Il correspond en tout point au stéréotype du pompier, qu’il est dans la “vraie” vie.. L’été, il est le mono du groupe d’ados inscrits au club Mickey. C’est la première année que le gérant fait ça.. et c’est sa fille et son compagnon qui s’en occupent. On fait des activités vélo, visites, danses.. et des boums en fin de semaine.

Je crois qu’à peu près toutes les filles du groupe ont un faible pour lui.. De toute façon, c’est un peu l’âge où garçons et filles se découvrent, se rapprochent.. Tout en se moquant les uns des autres.. Dans les années 90, les réseaux sociaux n’existent pas encore.. tout est un peu plus lent, un peu plus innocent ou naïf ou les 2, ou les 3, ou c’est juste moi… Du coup, niveau communication, c’est pas trop ça.. mais ça reste assez inoffensif…

A cette époque-là, même si je me transforme.. Je ne me vois pas “jolie”.. A posteriori, je me rends bien compte que cette fille-là, sans être un top modèle, n’est pas un laideron.. ni obèse.. C’est un peu dommage de ne pas avoir été apaisée au sujet de mon physique, quelque part, j’aurai pu utiliser cette énergie à autre chose… Mais bon.. Dans ma famille, le physique n’est pas une priorité, ce n’est pas un sujet primordial, donc peu abordé…
Dans les livres ou les films, on parle souvent des premières érections masculines, mais jamais, ou très peu du corps féminin qui s’éveille.. Si le mien évolue comme je le souhaite tant, je découvre aussi les premiers émois.. Je ne sais pas ce qui se passe en moi..

Personne ne m’a expliqué.. Je ne viens pas d’un milieu particulièrement bourgeois.. Cela dit, j’ai été plutôt “protégée”.. avec quelques zones d’ombres sur certains sujets.. Bien sûr, j’ai bien le béguin pour un garçon de notre groupe d’ado. Mais il y a en plus une sorte de sensualité, quelque chose d’impérieux…. un besoin charnel s’impose à moi et je ne sais pas quoi en faire.. Je ne peux pas me confier à mes parents.. sans parler de mes frères… Mes copines ne semblent pas tourmentées comme moi.. Alors, je me tourne vers Yann..

Si je m’étais tue, j’aurai probablement découvert par moi-même certaines choses et d’autres avec un premier flirt estival.. Cet été-là, l’été où j’ai parlé avec Yann, Doc Gyneco chantait: “viens voir le docteur”, qui connait les paroles, connaîtra mon histoire… 

Je ne plaisante pas.. Mes copains de plage sont, selon lui, trop inexpérimentés, trop indécis.. Lui saurait faire, il saurait m’apprendre.. Il avait 30 ans, j’en avais 15. J’aurai aimé dire qu’il a été mon Pygmalion et que durant de nombreuses heures, nous avons procédé avec délices à mon initiation sexuelle.. Un peu comme un roman à l’eau de rose, où l’homme peut tout et la femme, une belle poupée chiffon qui ne sait rien..

La vérité, c’est qu’il ne m’a rien appris du tout. Même à ce moment-là, je perçois bien le fiasco.. J’ai vu le loup pendant quelques minutes.. et certes, cela répond à certains de mes fantasmes.. Mais où est le plaisir? Où est le partage? A cet instant précis, il n’y a qu’un homme au sexe levé qui satisfait à ses propres pulsions. Et je ne dois pas être la seule à avoir vécu ça avec lui, vu son expertise en la matière. Le seul avantage que j’y vois est d’avoir perdu ma virginité d’une façon tout à fait indolore.. Je n’ai rien senti. Cette première fois ne m’a fait ni du mal, ni du bien.

La suite n’a pu être que logique… L’année qui suivit cet été-là fut assez particulière. J’ai toujours pensé que toute cette histoire était assumée, que c’était un choix que j’avais fait.. Même lorsque deux ans après, le commissariat du coin nous a convoqué, ma mère et moi, pour témoigner dans le cadre d’une plainte d’une de mes anciennes copines de plage.

Comme il n’avait pas utilisé de préservatif, j’ai voulu faire un test HIV. Sauf que n’étant pas informée de l’existence de centres de dépistages anonymes et gratuit, qui ne devaient pas être nombreux à l’époque, j’ai fait la prise de sang dans le labo d’analyse qu’un copain connaissait.. Il a fallu donc que je fournisse un numéro de sécu et que je paye… Je n’avais ni l’un ni l’autre.. Quand j’ai raconté à ma mère que j’avais eu un rapport sexuel non protégé avec l’un de mes copains de plage, elle ne m’a pas cru. Je ne suis pas une bonne menteuse.. Elle a fini par “enquêter” elle-même; et c’est en perquisitionnant au domicile de Yann, que les policiers ont retrouvé une lettre de ma mère, qui l’accusait d’avoir abusé de moi.

Elle a hésité à m’en parler.. C’est l’année de mon bac.. Mes parents divorcent.. Un garçon de ma promo vient de se suicider.. Année “un peu” difficile…

Mais, en réalité, elle n’a pas vraiment le choix.. Les policiers nous ont entendues toutes les deux, séparément. Je ne sais pas ce qu’elle leur a raconté; d’ailleurs, je ne sais même pas le contenu exact de sa lettre..

Je me souviendrai toujours de la policière tapant sur son vieil ordinateur avec les 2 index.. L’entretien fut long et fastidieux. La plainte qui avait tout déclenché ne m’a pas été clairement expliquée.. Une fille du club ado, que je ne côtoyais pas vraiment, avait déposé plainte pour attouchements ou quelque chose du genre contre Yann.. La lettre de ma mère leur semblait assez explicite mais il leur fallait déterminer si mon expérience était vraiment similaire à la sienne.

A ce moment-là, je ne parle pas de viol. J’ai voulu assumer mes actes parce que je me voyais totalement responsable de ce qui s’était passé. Il aurait pu en être autrement parce que personne ne m’a forcé à rejoindre Yann ce soir-là. Jamais il ne m’a menacé, ni violenté…

Aujourd’hui, je ne parlerai pas de viol non plus. Ce que je ressens maintenant, ce n’est pas du regret, ce n’est pas de la colère.. En fait, je pense que j’ai passé l’âge pour que cela m’affecte réellement. Quelque part, tout ce que j’ai vécu par la suite, le bon comme le moins bon, découle de ce moment et participe à ce que je suis aujourd’hui.

Mais…

Il avait 30 ans, j’en avais 15. Son rôle était d’encadrer des mineurs durant certaines activités organisées par un club de plage. S’il pouvait tout à fait sympathiser avec les adolescents dont il avait à la charge, donner des conseils sexuels et les mettre en pratique était en dehors de ses fonctions… Avec ma casquette de femme de 39 ans, 2 fois maman, je sais aujourd’hui qu’on peut probablement qualifier ce qu’il a fait d’”abus de confiance / de faiblesse d’une mineure”.

Qui aurait pu m’expliquer que ce qui s’était passé n’était pas dans l’ordre des choses? La réaction maternelle fut un peu trop excessive pour que j’entende quoique ce soit.. Et la policière qui a tapé ma déposition s’est abstenue de tout commentaire. Quels adultes pour m’alerter avant? Pour m’aider après?

J’aurai donc mis 24 ans pour voir ce qui s’est vraiment passé ce jour-là, 24 ans pour voir que cela n’aurait jamais dû être, 24 ans pour ne pas me voir comme coupable. En vieillissant, et en observant notre société évoluer avec “ME TOO”, j’ai pu appréhender ce que j’ai vécu alors que mon corps l’avait compris bien avant moi puisque j’ai souffert de vaginisme durant l’année qui suivit.

Existe-t-il un délai de prescription pour parler, pour comprendre, pour accepter?

Cette idée de la femme qui cherche ce genre de problèmes, autant dire: la femme pécheresse, est tellement ancrée dans nos esprits. J’étais persuadée que j’avais eu ce que j’avais demandé, ni plus, ni moins.. J’étais fautive. Je ne pouvais donc que m’en prendre à moi-même. Je crois que durant tout ce temps, dans ma tête, je n’ai jamais vraiment accusé Yann de quoique ce soit.

Et pourtant! J’avais 15 ans, ma seule faute a été d’avoir parlé avec la mauvaise personne.

Depuis quelques jours, je me demande s’il y en a eu d’autres après moi.. ou tout du moins après la plainte de cette fille-là que je connaissais peu, mais qui a eu le courage de parler et qui a compris tout de suite ce qu’il était. J’espère de tout mon cœur qu’elle aura été entendue et qu’il n’aura pu recommencer. Mais j’en doute..

Qu’elle sache, cette fille-là, qu’elle n’est plus seule.

Tuer la Mère

Il te faudra tuer la Mère. Celle que tu as eu.. Celle que tu aurais aimé avoir.. Celle que tu pensais être.. Celle que tu ne seras pas.. Il te faudra La tuer ou Elle le fera.. Les regrets, les remords, la colère vont grignoter le peu d’énergie que tu auras… Et les pleurs t’achèveront. Tu dois accepter ce que tu es, ce que tu fais. Et décider de quel côté tu iras maintenant.

Dans la réalité, rien ne se passe jamais comme on le pensait… Calculer nos faits et gestes pour que tout aille dans le bon sens.. ça ne marche pas.  Le passé peut prendre trop de place, le présent ne pas être satisfaisant et le futur trop embrumé.. On ne sait pas, on ne sait plus.. Ce qu’on doit faire.. Ce qui est important.. Ce qui ne l’est pas. On a toujours eu une certaine idée de ce qu’on est, ce qu’on sera ou de ce qu’on ne veut pas être.. Et un jour, une espèce de vague géante nous submerge. Un petit être arrive et tout est remis en question.

“Avant, j’avais des principes, maintenant, je suis parent” “Avant, j’avais des certitudes.. Avant, je pensais que je serai LA meilleure.” Heureusement… Il y a le pilote automatique.. Celui que la société nous offre, bien pratique, bien utile… Et puis, un jour, il est en panne… Et à nouveau, on est dans le flou.

Tous les parents n’ont pas cette problématique.. Tous les parents ne cherchent pas à se libérer du passé pour pouvoir évoluer. Mais il y en a sur qui ça tombe.. Comme ça.. Sans crier gare.. Ils se retrouvent avec un bagage bien lourd à porter, si lourd qu’être parent soi-même devient un fardeau. Un fardeau que l’on se retrouve à porter seul. Parce qu’il faut repartir travailler… Il faut bien gagner de l’argent pour pouvoir survivre.. Parce que la famille est loin.. Si proche pour imposer sa manière de faire, de voir.. Mais si éloignée pour soutenir. Parce que les amis n’auront pas eu la même expérience, ou pas le temps, ou ne seront que des copains.. Parce qu’il y aura toujours un professionnel, de santé ou de l’enfance, pour apposer une étiquette sur ce qui se passe. Seul parce qu’il y aura toujours quelqu’un pour juger. Mais personne pour écouter. Seul parce que la culpabilité isole; parce que la tristesse dévaste et la colère détruit.

Non, tu n’es pas le parent que tu pensais devenir. Et il est temps d’en faire le deuil.  Cesses de courir après un idéal qui n’est pas le tien.. simplement parce qu’il n’est fait pas “sur-mesure”… Il ne tient pas compte de… Toi. Tu peux lire des livres, aller à des conférences, participer à des formations… C’est bien de s’informer, c’est toujours bien de savoir. Ensuite tu pourras tout mélanger à ta sauce. Alors… Il y a un temps pour pleurer.. Et, en fin de compte, ce qui importe, c’est aujourd’hui et ce que tu vas en faire. Tu auras sans doute un peu plus d’efforts à fournir que d’autres.. et c’est ok. Fais ce que tu peux, avec ce que tu es. Libère toi petit à petit de tes croyances, de tes cauchemars, de tout ce qui ne te fait pas du bien. Privilégie le bon autour de toi.

Respire.

D’une manière ou d’une autre… ça va aller.