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Ce petit coin de Paradis

Bientôt la mi-septembre.. Tout le monde est rentré dans ses pénates.. La demi-saison s’installe avec son lot de coups de froid matinaux et chaleurs postméridiennes. Vous étiez touristes ailleurs, vous redevenez locaux ici. Et ailleurs comme ici, il est normal de jeter ses déchets dans une poubelle, de respecter l’endroit où vous êtes. Pourtant, au départ des uns et des autres, on retrouve souvent et partout des mégots, des restes de fast food quand ce n’est pas du papier toilette et autres joyeusetés hygiéniques.

Du coup, vous râlez.. contre ces “conquistadores” qui envahissent tous les ans votre petit coin de paradis. Râler, c’est sympa.. Mais ça sert pas à grand chose.. Il est peut-être temps d’agir.. à votre échelle.. Vous pouvez envoyer des mégots à recycler… Et suivez c’est la mode, n’hésitez pas à interpeller les consciences sur les réseaux. Comme refaire le monde, c’est toujours plus chouette à plusieurs, allez donc voir du côté des cartes sur internet pour savoir quand vous pourriez vous joindre à une initiative citoyenne. Notez que le 21 septembre, vous pourrez au moins participer au “World Clean Up Day”

Parfois, pour agir, il faut du “vécu”, quelque chose de bien marquant, positif ou négatif.. Parce qu’il n’y a rien de tel que lorsque l’on se sent concerné.. Cela peut être de voir un, très jeune, natif  gravir le chemin allant au monument Wallace près de Stirling (Ecosse) et ramasser les déchets des touristes. Cela peut être une plage proche de La Rochelle au 25 décembre dernier et ne trouver que des bouts de plastiques, des restes de filets de pêches.. Ou bien, rouler derrière une voiture dont le conducteur balance par sa fenêtre successivement sac MacDo’ et mégots..

Quand on était gamins sur les plages ou sur les chemins montagnards, on récoltait quelques coquillages troués, des galets.. Parfois, on cueillait de jolies fleurs qui sentaient bon le curry ou de simples tardives… Il est peut être temps aujourd’hui d’apprendre explicitement à nos enfants que les choses ne cessent pas d’exister quand elles sont hors de notre champ de vision.. “Loin des yeux, loin du coeur”.. Hum… Non.. On sait bien que les objets, s’ils n’ont pas de consciences, ont une durée de vie, c’est à dire une durée d’utilisation ET un temps pour se bio-dégrader.

Cet été un groupe de jeunes adultes se demandait, en rentrant de la plage, où jeter une peau de banane.. Une simple peau de banane…  Si ce n’est pas en plastique, cela ne veut pas dire que l’on peut la balancer dans la dune protégée..

D’abord parce qu’elle mettrait au moins 6 mois à se dégrader (Imaginons, 100 personnes balancent 1 banane par jour pendant 2 mois.. A terme, vous auriez envie de vous balader dans le coin?). Ensuite, si la banane n’est pas bio, sa peau est donc un concentré de chimie qu’il vaut mieux jeter là où elle mérite d’aller: à la poubelle.. Enfin, abandonner ses déchets, c’est aussi mettre en branle toute une organisation de nettoyage.. Il y a bien sûr des associations qui organisent des opérations ramassages, mais aussi les municipalités qui mandatent des agents, des structures publiques ou privées qui factureront leurs interventions.. Factures soldées avec l’argent du contribuable.. Alors, au lieu de grommeler au sujet du feu d’artifice du 14 juillet très décevant, vous pouvez critiquer ceux qui ne ramènent pas leurs déchets jusqu’à la voiture, puis la maison..

Il existe des lieux où l’on distribue des cendriers, des lieux où les poubelles n’ont plus leur place..  Le but affiché est de pousser tout-un-chacun à ne plus produire de déchets.. Comprendre: cela permet de prendre conscience de ce que chacun-de-nous peut produire comme détritus. Pour réduire cette production mortifère et peut-être un jour la supprimer totalement.

En remplacement des fleurs qu’il vaut mieux ne pas cueillir et des galets qu’il est interdit de soutirer aux plages, il faudrait peut-être un sac et des gants pour le nettoyer, ce petit coin de paradis.. Ainsi, en donnant l’exemple, les uns se poseraient des questions, les autres viendraient aider..

Undercover, une histoire vraiment vraie.. -2

Tout a commencé fin 2016.. (en réalité un peu plus tôt que cela..mais 2016, c’est bien aussi.. Alors, 2016 ce sera..) Des vignes ont été plantées à quelques mètres de notre maison, louée depuis 2014. Il y a probablement un lien entre la mort de notre voisin, ancienne figure agricole de la ville – frère de notre propriétaire; un paysan bio, qui est aussi l’un de nos voisins et une longue parcelle en pente longeant notre petit lopin de terre. Qui empêchait l’implantation de vignes, qui la souhaitait? Tout cela n’est que guéguerre de voisinage, plus ou moins arbitrée par une mairie forcément PRO-viticulture puisque dans une appellation viticole connue et reconnue..

Il est clair que, pour des personnes non averties, nous faisons partie des parisiens qui colonisent cette belle région bordelaise.. Sauf que comme toujours, la Vie.. C’est plus compliqué que cela.. ça ne se résume pas à ça… D’abord, nous n’étions pas parisiens mais franciliens!… Et puis, historiquement, nous avons débarqués avant le gros de la troupe, hein! Donc, ce sont les autres qui nous ont suivis! Avant d’être là où nous sommes actuellement, nous avons pu vivre dans quelques villes différentes de Gironde: avons pu expérimenter les joies de la vie provinciale, savoir qu’une banlieue de province est la même qu’une banlieue parisienne, nous confronter à l’image d’Épinal de la maison dans les vignes, comprendre que notre projet de vie ne pouvait se contenter d’idées reçues et idéalisées. Savoir que nous ne pouvions nous contenter d’entre-2 et de cul-entre-2-chaises.. Que nous devions avoir le courage d’atteindre ce pourquoi nous étions partis.

Quoiqu’il en soit, des vignes ont été plantées près de chez nous. Nous avions déjà expérimenté entre 2013 et 2014, et c’était non. La famille allait s’agrandir… Je ne dirai pas que seuls ceux qui habitent proches des vignes savent.. Parce que pour bon nombre de natifs (je précise-pas tous, mais pour beaucoup donc..), l’odeur des produits pulvérisés, le bruit du tracteur.. ne sont pas un problème. Évidemment, quand on plante des vignes, elles sont jeunes, elles ne sont donc pas “traitées” de la même manière que des plants qui auraient quelques années et seraient prêts à remplir leur rôle dans l’exploitation.. Il s’agissait donc d’agir.. sans paniquer..

Nous avons alors commencé à chercher une autre maison à louer, ou à acheter, ailleurs.. En tout cas, hors vignes…  Sauf que c’était un peu compliqué.. Un CDI sur 2, un enfant en bas âge et un en route.. Que nous ayons de l’épargne, des parents en caution… Rien n’y faisait.. Personne n’avait envie de nous faire confiance et nous ne trouvions pas forcément de maisons ou d’appartements nous convenant… Bébé allait arriver… La grossesse, en travaillant dans une entreprise plutôt négative, fut difficile, le burn out pointant le bout de son nez, la famille peut compréhensive et plutôt aux abonnés absents… Tout fut mis sur pause le temps d’accueillir ce petit être qui n’avait rien demandé. Ce sont alors enchaînés arrêt maladie, congé maternité puis congé parental. Ce qui, autant dire, n’arrangea pas, mais alors pas du tout, nos affaires financières..

Par les temps qui courent, il y a comme un phénomène étrange concernant la famille en construction.. Vous devez être capable de tout mener de front: travail, famille, patrie (comme dirait l’autre).. Nourrir tout ce petit monde avec du beau, du bon, du frais.. Arriver à l’heure au boulot, donner le meilleur de soi-même, faire des heures sup’, ne pas oublier la bienveillance avec les enfants… lessive, ménage, courses… appeler la vieille tante tous les dimanches soirs.. s’occuper du jardin… l’entretien des voitures.. les heures de jeux au parc.. essayer de voir ou d’appeler ses copines, et s’endormir devant la TV le soir après avoir couché les gosses. Tenter d’avoir une vie sexuelle digne de ce nom.. Tester absolument toutes les méthodes possibles et imaginables pour arriver à endormir le grand et/ou le petit.. 

En fait, quand vous êtes en congé “parental” (ajoutons: et que vous allaitez), vous signez pour un CDI EM OS, un Contrat à Durée Indeterminée d’Emmerdements Maximum et Oubli de Soi… très très mal payé, avec peu de reconnaissance du (ou des) patron(s) et un collègue quasiment tout le temps en RDV extérieurs mais qui ramène toujours ses tupperwares à laver… 

Aaaah, évidemment, on répondra que les enfants, c’est nous qui les avons souhaité.. et que nous ne pouvons pas nous plaindre.. On nous dira que les enfants, c’est la vie et tout ce qui va avec… Alors, il faut tout prendre ou rien. Que le temps passe vite et viendra celui où nous attendrons tremblants et baveux leur visite hebdomadaire.. Que d’autres n’ont pas cette merveilleuse chance de pouvoir donner la vie et que c’est indécent de montrer, si ce n’est du regret, une once d’hésitation… (en fait, ce sont ces mêmes personnes qui vous expliquent que la grossesse n’est pas une maladie, que leurs enfants à eux ne seront pas mal élevés et qui ont des théories toutes faites sur l’allaitement, les biberons et les sucettes)…

… A suivre…

Et l’école à la maison, si on en parlait?

Certains diront que c’est une mode, d’autres diront qu’il s’agit d’échapper à un système à broyer des enfants… Que ceux-ci deviendront asociaux ou incultes, voire que cela profite à l’islamisation radicale… Comme pour tout, on peut faire des raccourcis, des jugements inutiles..Mais en vrai, est ce que ce ne serait pas pour s’approcher au plus près de valeurs qu’une famille peut vouloir défendre? Ce n’est même pas une question de moyens financiers.. et c’est sans doute une manière de vivre, une façon d’appréhender la vie!

La vérité est que nous sommes beaucoup de parents à subir un système qui se modifie au gré des mesures politiques et trop peu à réfléchir aux bienfaits et aux méfaits du système scolaire actuel, à se sentir de taille pour une éducation personnalisée, à l’écoute et suffisamment complète pour “armer” nous-mêmes nos enfants à la vie d’adulte…

Ce qui est certain, c’est qu’à l’ère d’internet (*voir en fin d’article), pour peu qu’on soit organisés et qu’on ait du temps, il est facile de trouver matière pour occuper les enfants en leur faisant apprendre quelque chose. Il y a probablement autant de manières de faire l’école à la maison que de familles qui la pratiquent.. Le Homeschooling, le Unschooling, les cours par correspondances…Mais leur but est toujours le même: permettre aux enfants de s’épanouir et d’apprendre à leur rythme. Évidemment, les valeurs des uns ne sont pas les valeurs des autres.. il en va de même pour les peurs (peur du harcèlement, peur du jour de la rentrée, peur du prof/instit incompétent ou impuissant..)

Et cela en partant du postulat que les parents agissent dans l’intérêt des enfants et non pour se soustraire, eux, à une administration qu’ils haïssent. 

Les nouvelles directives annoncent plus de contrôles surprises et plus de contrôles médicaux pour ces enfants qui “échappent” à l’oeil “scrutateur mais bienveillant” de l’école républicaine… Ainsi les familles cherchant à s’extraire d’un système qui ne leur correspond pas, vont devoir tout de même se conformer à des obligations pour être au plus près de cette école de la confiance. On pourrait se demander quel avenir pour notre école, notre société… On pourrait s’inquiéter de ce futur pour nos enfants… On pourrait, comme d’autres, signifier au ministre une désobéissance calme et tranquille. Le sujet est vaste et il faudrait plus d’une page de blog.

Quelque part, il faut mettre dans la balance les peurs, les attentes, les envies avec la réalité. Savoir, avec franchise, ce que l’on serait en mesure de proposer à nos enfants si nous décidions de les “dé-scolariser” et ce qu’ils trouveraient à l’école s’ils y allaient. Et puis, s’informer.. Faire des recherches.. Recueillir des témoignages.. Comprendre que s’il n’y a pas école, ce n’est pas non plus pour se la couler douce!

Cela dit, choisir l’école, ce n’est pas une tare.. Il faut de tout pour faire un monde: des écoles où les enfants, voire les parents, ne seront pas entendus et d’autres où les maîtres.ses et directrices/directeurs sauront écouter tout en faisant la part des choses. Comme partout, les personnes gonflées d’auto-suffisance, et donc souvent de mépris, ne se remettront jamais en question. C’est utopique de penser que tout ce petit monde du scolaire pourrait se donner la main, et s’entraider en montrant les méthodes/solutions trouvées.. Utopique peut-être, pourtant de nombreux instits/profs tiennent des blogs, des pages (Activité chronophage et ingrate s’il en est..) pour proposer des supports et des idées.. En tout cas, si finalement l’école est la solution retenue, mais que cela vous laisse un petit arrière goût amer, vous pouvez toujours choisir le co-schooling.. Sans faire une 2e journée d’école à votre enfant, il s’agit simplement de proposer tous les jours des activités courtes sur un thème (souvent choisi avec l’enfant) qui lui permette d’assouvir sa curiosité naturelle…

L’autre jour, à la TV, ils parlaient des enfants handicapés sans classe. Une petite fille expliquait qu’elle avait appris à son frère à compter jusque 30 et qu’il n’était jamais allé à l’école. Un papa racontait combien cela pouvait détruire des familles, combien c’était dur au quotidien. Une  question m’est donc venue: comment font toutes ces familles qui, faute de place, doivent garder leurs enfants à la maison? Quelles ressources ont-elles pour ne pas laisser leurs enfants dans l’ignorance la plus complète? L’école à la maison n’est alors plus un choix mais une obligation. Choisir est donc un luxe pour eux. Terrible.

Voici “quelques” liens, trouvés après quelques recherches sur Qwant, Google, FB, Pinterest..:

Rentrée 2019-2020

Qu’on n’en puisse plus ou qu’on n’en ait pas envie, cette semaine, c’est la rentrée pour tous les enfants de France qui ont l’âge d’aller à l’école et qui ne pratiquent pas le homeschooling (comprendre la classe à la maison). Il est probable que les plus petits aient commencé la crèche et autres gardes de la petite enfance depuis quelques jours, alors pour eux.. ce n’est que la juste suite de ce qu’ils ont déjà expérimenté la semaine dernière…

Voilà nos amours qui reprennent leurs activités d’enfants; sur les bancs de l’école ou à la récré, ils vivent sans nous des expériences de tous genres.. Nous ne pourrons qu’écouter les bribes d’anecdotes qu’ils voudront bien nous raconter et essayer de traduire les baragouinages des plus jeunes..

Il y aura sans doute eu un peu de stress, quelques larmes, des sauts d’excitations, des câlins un peu plus longs, des bisous volés.. la rétrospective mentale des années passées face à nos bambins qu’on aura pas vu grandir…  De toute façon, les jours sont longs mais les années passent vite.. et c’est encore plus vrai en été..

Alors.. 

Vous vous êtes préparés! Vous avez fait vos courses de rentrée en avance.. (même si pas autant que les grands magasins qui, eux, sont prêts depuis août) Vous avez négocié pour garder une année de plus le cartable vieillissant contre l’achat d’un sweat zippé trop cooooool (lire avec le ton siou-plaît!). Vous avez encore une fois hésité à faire une commande sur les sites d’étiquettes , avez finalement opté pour l’inscription au bic dans un coin de chaque vêtement.. Mais avez craqué pour les jolies gourdes et des packs gouters qui seront plus pratiques et un peu plus écolos.. Et puis, évidemment un tour sur le Luniistore pour acheter les dernières histoires en date sur la rentrée scolaire… Leurs habits et sacs ont tous été préparés hier soir, choisis avec eux.. Tout le monde a dîné assez tôt pour qu’ensuite ils aient le temps de jouer tranquillement avant de se brosser les dents, se mettre en pyjama, choisir les livres, écouter l’histoire de papa, puis la boîte à histoires.. un dernier câlin de maman.. et hop! à 21h, extinction des feux!

La bonne blague…!  ça, c’est ce que vous aviez prévu, rêvé… Mais en vrai.. la dernière semaine de vacances des enfants a été un peu chaotique.. le retour des rituels pas vraiment suivis.. les négociations pour glaces, bonbons et autres dessins animés quasi permanentes… Valises défaites.. ou pas vraiment.. ou un peu.. Maison dans son jus..

Il est temps de revenir à la vraie vie.. et à son quotidien qui, à cet instant, semble rassurant et un brin moins fatigant… Vous irez sur le net trouver des fournitures bradées; chez decathlon, vous exhumerez les derniers modèles assez robustes pour survivre au mois de septembre, les habits des uns iront aux autres.. et..

… ce sera très bien comme ça…
Parce que.. Tout ira bien. Si, si.. C’est sûr.. Tout ira bien. Vous avez équipé vos enfants avec le strict nécessaire: l’Amour.. Le reste, c’est surfait.. Le reste.. c’est du bonus..

Alors, ça ira.. Que vous les ayez déposé ce matin tranquillement ou à la va-vite.. Avec un bisou sur la joue ou dessiné sur la main.. Que vous les ayez pris en photo avant de partir, ou glissé une photo de famille dans leurs sacs.. Vos enfants savent que quoiqu’il leur arrive aujourd’hui et par la suite, vous serez là, pas loin, toujours un peu sur le qui-vive, pour les défendre ou les accueillir. En tout cas, pour les aimer et les accompagner..

Undercover, une histoire vraiment vraie

A mon grand regret, il a fallu arrêter d’écrire fin juillet et août..  Il était impossible de tout gérer de front..

L’écriture blog et Fb, la vie perso, Pôle Emploi qui veut absolument faire de moi une secrétaire-hôtesse d’accueil-informaticienne et cette fameuse mission hyper-ultra importante qu’il fallait mener dans le parfait anonymat.. garantissant une réussite teintée de galère parfaitement normale..

Durant le mois de Septembre, une journée par semaine, je raconterai comment et pourquoi j’en suis arrivée là… Je tenterai de vous tenir en haleine pour savoir si la fin de cette mission, si fin il y a, fut positive ou négative…