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“Je suis ce que je suis grâce à ce que nous sommes tous”

Cet homme a pour lui seul une Journée Internationale! Incroyable, Non? C’est comme avoir un prix Nobel, qu’il a eu aussi.. en mieux.. Depuis le 18 juillet 2010, chaque citoyen du monde est invité à consacrer 67 minutes de son temps à une œuvre au service de la collectivité, en hommage aux 67 années que Mandela a consacré pour l’égalité, la justice sociale, la réconciliation et la diversité culturelle.

Nelson Mandela a combattu l’apartheid en Afrique du Sud avant de devenir président de la République de son pays après les premières élections nationales non ségrégationnistes. Il a été l’un des dirigeants historiques de cette lutte non violente pour ensuite fonder la branche armée chargée du sabotage systématique des installations publiques et militaires. Pour toutes ses actions, il sera emprisonné presque 27 ans avant de recevoir le Prix Nobel de la paix en 1993. Élu président de la République d’Afrique du Sud en 1994 jusque 1999, il se consacre ensuite à la défense des droits de l’homme au travers d’associations luttant contre la pauvreté ou le sida.

Qu’est ce qui pousse un humain à se transcender et à lutter pour une cause juste? Un jour, quelque part, quelqu’un trouve la force de se lever et d’œuvrer pour améliorer le Monde. Bien sûr, cette femme ou cet homme aura ses défauts, ses contradictions. Il n’est pas nécessaire d’être parfait.e pour devenir une héroïne / un héros. Et tout le monde n’est pas obligé de l’idolâtrer comme un.e sauveur.se. Tout le monde n’aura pas sa force, ni ses faiblesses. Et peut-être que personne ne le comprendra complètement. Avait on vraiment besoin d’une journée Mandela pour se souvenir? Il suffit d’entendre Johnny Clegg et nous savons.. Non?

Non. Il faut se souvenir des héros; quels qu’ils soient. Parce qu’au bout du compte, ils finissent toujours par mourir.. Les souvenirs s’estompent, les témoignages se font rares. Certes, les musées, les monuments restent, mais.. En fin de compte, le peuple oublie. Oui, l’oubli est facile quand les générations passent et qu’elles n’ont pas connu la peur, la violence et les cris. Tout peut être remis en cause quand les témoins directs, quand les acteurs des événements disparaissent. Soudain, les crimes, les mensonges, les actes délictueux ne sont plus si graves, ne sont plus si terribles. L’abominable, s’il n’en devient pas acceptable, n’est plus haïssable. On s’endort, fort d’une certaine idée du passé, pensant qu’un retour en arrière est impossible, l’évolution naturelle ne le permettrait pas. Sauf qu’on oublie.. Pour que ce soit plus facile à vivre.. Parce que pour ce soit imprimé dans sa chair, il faut que cela soit vécu. C’est terrible de dire ça.. Et pourtant.. Ce qui n’est pas proche de vous, vous touche moins.. C’est un fait. Le monde moderne anesthésie les douleurs et les tristesses des plus riches à coup de médias 24/24-7/7, en les divertissant pour qu’ils regardent ailleurs ou en leur faisant peur.. Et les plus pauvres, en les assommant d’injustices, de malheurs et de divertissements absurdes. Ceux qui osent se rebeller et chercher ailleurs un peu de bonheur échouent face contre terre, le cœur gorgé d’eau, sur des rives étrangères ou familières..

On pensera ce qu’on voudra:
Que les Journées Internationales sont inutiles et que personne ne donnera 67 minutes de sa journée, 1 fois par an, pour un homme mort qui a voué sa vie à réconcilier un peuple. Que nous sommes plus évolués qu’au siècle dernier, comme on pourra toujours imaginer qu’un parti politique d’extrêmes n’arrivera jamais au pouvoir et ne cherchera pas à exterminer d’autres peuples, encore. On pourra toujours se donner bonne conscience en se disant que d’autres osent à notre place.. Se dire que ce n’est pas notre faute, que nous n’avons pas le pouvoir de décision, que nous n’y pouvons rien car pas assez puissants.

Alors, heureusement que cette journée est là pour nous rappeler que TOUT est possible. La vie de cet homme en est la preuve: il a initié, avec d’autres, le changement.. l’histoire d’un pays tout entier…

Écoute et Regarde -3

Quand vous en aurez marre d’écouter le même album de comptines, et que vous n’aurez pas envie que vos enfants chantent le dernier Soprano, alors vous serez heureux de pouvoir explorer le monde des radios enfantines.. Certaines sont plutôt classiques, comme Radio Pomme d’api ou Radio Ouistiti, elles ont souvent une appli mobile, comme Radio Barbouillots, d’autres font clairement dans le 80’s revival à l’image de Superloustic et les dernières essayent d’être les plus complètes possible en proposant plusieurs choix. Elles proposent toutes une programmation adaptée aux journées de vos enfants et il ne vous sera pas impossible de les laisser mettre l’ambiance à la maison. Quelques unes diffusent même des histoires lues par des célébrités ou des inconnus, parfois venues d’autres cultures. Finalement, c’est une bonne occasion de permettre à vos bambins de se forger une solide culture musicale qui ira au-delà de vos propres goûts musicaux sans que cela ne vous coûte une fortune.

Cet été, vous allez pouvoir faire connaître à vos enfants une histoire que vous n’avez pas pu manquer plus jeune: Le Roi Lion… C’est la mode ces derniers temps de revisiter sous forme de films les dessins animés de notre enfance.. La plupart du temps, et cela semble être le cas ici, ils essaient de rester fidèles à l’original. Beaucoup de films féminins cette semaine sont à l’affiche: Her Smell, Wild Rose, Le voyage de Marta, 100kg d’étoiles, le coup du siècle, Te Ata… Pour ne citer qu’eux.. Le reste des films présentés ne seront pas opposés à ceux-là comme étant masculins.. Yuli fait plutôt figure de biographie, Roads de film initiatique, Persona non grata comme un bon polar, L’oeuvre sans auteur est une sorte de fresque historique… Les premiers approfondissent la notion de féminité: en mettant en scène des femmes face à leurs contradictions, à la nécessité de faire des choix (femme, mère, artiste), à la découverte d’un autre monde que celui dans lequel on veut les confiner, à la possibilité de poursuivre des rêves… Tout en abordant en filigrane la question de l’amour de soi, d’être à soi.. Que les femmes sont les premières à avoir tendance à mettre de côté..

Et puis parce qu’il faudra bien se poser sur une chaise longue, une serviette de plage ou un confortable fauteuil, vous pourriez vous plonger dans ce premier roman si actuel: Après la fête de Lola Nicolle. Dans le Paris d’aujourd’hui, comment passer de l’adolescence à l’âge adulte et faire face à la réalité du monde..Et si le coeur vous en dit, jetez un coup d’oeil à Même les méchants rêvent d’amour de Anne-Gaëlle Huon..

On va au Parc ?!

Qu’on soit parents solo ou duo.. Que le soleil soit de la partie ou que la pluie nous pourrisse la vie.. On a tous galéré à occuper nos enfants à un moment ou à un autre… Que ce soit en vacances ou à la maison, qu’ils aient un écart d’âge important ou non, qu’ils soient du genre calme ou agités du bocal… Un jour, on a tous soufflé en se demandant ce qu’on allait bien pouvoir leur faire faire… Peut-être que vous avez écumés tous les parcs de votre ville.. Ou alors vous venez d’emménager… Ou êtes seulement de passage.. En tout cas, voici un petit coup de pouce:

Sur ce site participatif, vous trouverez les parcs que “des parents comme vous” auront signalés sur la carte… Vous pourrez consulter les avis, laisser le vôtre… il y a même une page FB avec quelques événements signalés.. Il existe également des sites qui référencent les aires de jeux et autres parcs.. Il n’est pas certain du tout qu’ils soient complets mais leurs cartes étant facilement consultables, vous pourrez compiler leurs données.. Sur ce site, il suffit de cliquer sur la carte de France pour obtenir le nom de toutes les structures existantes, gratuites ou payantes, classées par villes. Le numéro de téléphone peut être obtenu en appelant un numéro surtaxé mais vous n’en aurez probablement pas l’utilité. Il existe toute sortes d’annuaires ou vous pourrez consulter des avis ou laisser le vôtre sur les parcs payants. Pour ceux qui auront besoin de se mettre au vert, Wikipédia a une liste de tous les parcs et jardins publiques de France, mais les jeux seront probablement en option… Enfin, il existe 2 applications mobiles: l’une est italienne comme son nom ne l’indique pas: Playground around the corner et la deuxième a été créée par 2 mamans américaines Playground buddy. Cerise sur le gâteau! Momes.net met à disposition un listing des aires d’autoroutes avec jeux… Parce qu’on a toujours besoin de sortir la carte “Aires de jeux” de sa poche…

Aaah les parcs municipaux et leurs aires de jeux… un vrai sujet… Il faudrait avoir le temps de contacter les mairies pour leur dire: “S’il vous plaît.. Ne plantez pas juste à un endroit quelconque un toboggan et une balançoire… Essayez de réfléchir aux matériaux, et à l’agencement…” Qui ne connaît pas cette aire de jeux impraticable parce qu’en plein soleil? Bien sûr, on veut occuper nos enfants mais attendre aux urgences parce qu’ils se sont brûlés les fesses n’est pas l’activité estivale dont on raffole… On peut sans doute connaître les finances d’une ville et l’intérêt que portent les élus envers les enfants de leurs administrés en observant l’état et le sol d’une aire de jeux d’un parc municipal: Peu de poubelles, des jeux vieillots ou mal entretenus, vieux bancs décatis et en plein soleil, petits cailloux ou sable au sol= finances en berne et intérêt zéro.. Diversité des jeux, quelques poubelles, bancs ou tables de picnic, et si le revêtement est souple et amortissant, on peut penser que la mairie a envie de prendre soin de ses familles.. et pourquoi pas de ses visiteurs… Si le sol est composé de particules de bois et les jeux innovants, voire intelligents, alors la politique de la ville pourrait être résolument tournée vers la nature..

Il arrive que lors de balades impromptues, on tombe sur des aires où l’on a clairement besoin d’un mode d’emploi pour comprendre comment y jouer.. Comme si, le concepteur, qui bien entendu n’a pas de progénitures, s’était dit: “les enfants sont comme des petits singes.. Ils grimpent partout, feront à peu près n’importe quoi.. Ils trouveront quoi faire..” Sauf que ces enfants ont des parents qui ne tiennent absolument pas à ce qu’ils se foulent la cheville, cassent le poignet, ou pire.. le petit doigt de pied…

Et c’est ainsi qu’il existe un peu partout en France des aires de jeux désertes, brûlant d’accueillir des gamins déchaînés mais qui ne verront rien d’autre que des ados en perdition.. et des rongeurs dans les poubelles..

Journée Mondiale des compétences des Jeunes

La compétence… Ce mot est devenu à la mode dans le monde du travail.. On ne parle plus seulement d’expériences, de savoirs acquis ou de capacités. Il s’agit de savoir “mobiliser dans l’action un certain nombre de savoirs combinés de façon spécifique en fonction du cadre de perception que se construit l’auteur de la situation” Richard Wittorski. Cette journée mondiale vise à aider les jeunes à développer leurs compétences afin d’accélérer leur transition vers le monde du travail. Plusieurs données sont à prendre en compte: l’augmentation de la population et donc du nombre de personne arrivant sur le marché du travail chaque année, la hausse du chômage, les inégalités, la pauvreté.. C’est ainsi que la communauté internationale essaie d’avoir une approche globale de la situation et cherche à développer l’accès à l’éducation et à la formation. Les diplômes ne font pas tout.. Beaucoup de jeunes universitaires sont finalement mal préparés lorsqu’ils recherchent un emploi. L’accès à l’enseignement et à la formation techniques et professionnels (EFTP) est un objectif primordial et fait partie d’un programme de développement durable pour 2030 adopté par les Nations Unies.

La question qui se pose est l’enseignement distribué aujourd’hui en France permet-il de préparer les jeunes à la vie professionnelle? Ces mêmes jeunes ont ils la possibilité de développer leurs talents, leurs aptitudes, peuvent-ils exprimer leurs préférences ou sont-ils obligés de se mouler dans des cases? Les conseillers et les professeurs les prennent-ils dans toute leur individualité, leur spécificité? Ou leur indiquent-ils un chemin, une voie toute tracée par la société? Filière générale, technologique ou professionnelle… quels à priori? Gamin.e.s, on a tous vu un.e conseiller.e d’orientation à l’école, sommes allé au BDI (Bureau de documentation et d’information), avons lu les brochures ONISEP.. Mais ce n’est pas ça qui fait naître une vocation.. Ce qui compte, c’est aussi l’enseignant qu’on a face à soi.. C’est la Vie que l’on observe, les modèles que l’on rencontre, les expériences que l’on accumule. Est ce que l’éducation nationale permet aux jeunes de se confronter à la réalité, à se faire un avis sur un métier? Il n’est pas certain qu’un seul stage d’une semaine soit suffisant. Il n’est pas dit que rester assis à un bureau pendant des heures à écouter un professeur déclamer son cours soit le meilleur chemin pour se connaître.

Arrive-t-on jamais à savoir qui on est vraiment? Ce qu’on est? Ce qu’on vaut? Ce qu’on veut être? Ce qu’on sera? Et puis, dans un pays de traditions judéo-chrétiennes, cela peut-être aussi compliqué de se voir, de s’accepter, de se montrer vraiment tel que l’on est…. Sans s’excuser, sans se flageller.. Être.. à soi.. Assumer ses talents, ses acquis, ses compétences. S’imposer dans un monde qui voudrait peut-être que l’on soit quelqu’un d’autre, que l’on fasse autre chose. Et ne pas se perdre… Ne pas s’oublier.. Dans un monde qui parfois rend sourd et aveugle.. dans un quotidien qui peut devenir abrutissant.. Des contraintes financières qui prennent en otage tout un avenir…

Il existe des Ateliers permettant aux jeunes de s’orienter en toute tranquillité vers un avenir professionnel choisi, en fonction de leurs compétences, de leurs appétences… Il existe aussi des lieux ressources pour les adultes qui auraient endossé d’autres rôles et souhaiteraient se retrouver..

Et puis, comprendre que l’univers professionnel, c’est un tout.. Qu’un parcours peut emprunter quelques détours, et que ce sont les expériences diverses et variées qui permettent d’acquérir et de renforcer ces fameuses compétences… pour finir par atteindre un métier qu’on n’aurait pas imaginé à 15 ans..

Ah ça ira! ça ira!

Chaque année, les 13 et 14 juillet, on se prépare pour assister aux feux d’artifices prévus par toutes les communes de France pour célébrer la Fête Nationale. C’est à dire, un événement fêté par tous les français où qu’ils soient. Une fête où l’on chante et danse à la mémoire de.. à la mémoire de qui? de quoi?

Le mardi 14 juillet 1789, à Paris, la Bastille, forteresse royale où l’on emprisonne des traîtres à la couronne, fut assiégée, pillée puis démolie dès le lendemain. On sait aujourd’hui qu’il s’agissait pour les émeutiers de récupérer les munitions qui étaient entreposées dans le bâtiment quasi vide. Mais la prise de la Bastille est devenue au fil du temps un symbole de la révolution. A la date anniversaire, un an plus tard, on organisa la Fête de la Fédération, où La Fayette, commandant de la garde nationale, le président de l’Assemblée Nationale ainsi que le Roi et la Reine prêtèrent serment de fidélité aux lois nouvelles. Les années qui suivirent furent plutôt chaotiques, entre monarchie constitutionnelle et exécutions royales.. La République se construisit lentement en prenant quelques détours.. C’est presque 100 ans plus tard, en 1880, que le 14 Juillet fut adopté comme date de la Fête Nationale Française, sur proposition du député Benjamin Raspail, avec l’argument que ce jour commémore à la fois un symbole révolutionnaire ET l’union nationale autour du serment civique.

Aujourd’hui, peut-être que le feu d’artifice est là pour nous rappeler le côté vaguement “guérilla urbaine” qu’il y a du avoir à l’époque.. mais c’est devenu surtout une fête familiale, amicale où l’on se balade tard le soir dans les rues de la ville. Après avoir cherché une place pour garer la voiture, mis en sécurité les vélos, claqué la porte de la maison pour les locaux, le monde se dirige en une seule vague lente mais décidée vers l’endroit où se tiendra le spectacle. Pull autour de la taille, enfants sur les épaules, on profite du soleil couchant sur ciel dégagé et on est heureux de partager cet instant.. et soucieux de trouver le meilleur endroit pour admirer.. Pour ensuite aller danser au bal populaire.. Pas sur que ce soit le feu d’artifice seul qui parvienne à rassembler un peuple… Peut-être que c’est un tout.. les blagues séculaires du genre “ Ah! Maintenant on sait où sont passés nos impôts!”, la chaleur humaine à force de se presser contre les barrières ou dans les transports en commun, ce côté transgressif d’être dans la rue plutôt que devant sa télé ou dans son lit..? En fait, pendant l’événement, personne ne songe à prêter un quelconque serment ou à chanter la marseillaise… Quelque part, c’est juste une fête à thème.. On a la fête de la musique en juin, en juillet c’est une fête avec feu d’artifice qui se termine parfois à la caserne.. Est ce qu’elle ne serait là encore que pour le tourisme et l’économie? Ou histoire de dire au monde entier: “ Hey les gars, nous, on a fait la révolution, hein! On est des bons! Donc on mérite bien de fêter ça!”

Quand on est gamins, et qu’on est dans un club de plage, en colonie ou ailleurs.. On nous fagote, on nous déguise… On fabrique des trucs bleu-blanc-rouge.. On nous raconte des histoires d’insurgés et de rois injustes décapités… Mais est-ce qu’on nous explique l’injustice? Est ce qu’on nous explique le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes? Est ce que même si l’école est finie, on nous détaille l’histoire de France pour comprendre ce qu’il se passe? Pas sur..

Cela dit.. Depuis 2016, le 14 Juillet est aussi (re)devenue une date tragique. Ce soir-là, une certaine idée de la France a été attaquée, une certaine façon de vivre a été malmenée. Il y a eu des blessés, il y a eu des morts. Français ou étrangers.. Peu importe. Tous étaient venus admirer un spectacle célébrant le point de départ d’une Nation Républicaine, le fondement de la Démocratie Française.. Dans ces terribles moments, nous pouvons nous rappeler notre appartenance, nous nous rappelons et nous nous unissons pour refuser et combattre la barbarie et l’ignorance.

Même si c’est un symbole qui s’est édulcoré avec le temps, la Fête Nationale est nécessaire car elle rappelle au peuple français, et pourquoi pas aux peuples libres, qu’il est possible de tout changer, qu’il est possible de demander des comptes aux grands de ce monde. Et finalement, pourquoi ne pas y voir comme un avertissement qui gronde: fort de son histoire, le peuple français veille…

Haaave you met.. Kiffe ton cycle?

Qui à la maison, en sortie, dans son travail n’a pas déjà entendu ce genre de réflexion: “bah, elle a ses règles ou quoi?”? Qui n’a pas subi les conséquences d’un cycle menstruel douloureux, fatigant, perturbant, décevant, étonnant, disruptif…? Il y a quelques chose de tabou dans ce phénomène mensuel qui a toujours empêché une compréhension plus globale et bienveillante du corps féminin.

Oooh, bien sûr, on a tous assisté à nos cours de biologie.. Et franchement, c’est un désastre.. Pourquoi?  Parce que si notre éducation sur la biologie et l’anatomie des corps dépend du bon vouloir et du talent d’un professeur des écoles, in fine notre éducation sexuelle également… Sans aller jusqu’aux positions du KAMASUTRA, il apparaît que personne, absolument personne, ne nous parle ou ne nous intéresse au corps féminin tel qu’il est ressenti par… nous… Personne?

Non, il y en a une qui a décidé d’observer son corps et son cycle. Il y en a une qui a décidé de faire d’elle-même une alliée… C’est Gaëlle Baldassari de kiffetoncycle.fr

Évitons de parler des clichés, du rôle de la Femme dans l’ancien temps et du caractère reproducteur très réducteur du sexe féminin. Évitons également de mentionner les remises en question régulières dans certains pays du droit de la Femme à disposer de son corps. Mais nous pouvons regretter que de nos jours une femme puisse à ce point méconnaître son corps qu’elle en déteste son cycle ou le néglige. Parce que lorsque l’on connaît quelque chose, on l’accepte mieux et on peut se battre par et pour lui.

Nous pouvons saluer le clitoris et son retour (ou arrivée) sur la scène de l’information… Cela dit, le plaisir n’est pas tout.. Il y a la vie au quotidien.. Avant de choisir parmi la multitude de mode de contraception qui ont « libérés » nos mères, il est important de s’observer, de se connaître et s’accepter. Parce qu’il doit être pris en conscience et en connaissance… Mais comment savoir que l’on sait tout ce qu’il y à savoir quand déjà la grande inconnue est notre propre corps??

Gaëlle propose des formations avec des vidéos délivrées sur plusieurs semaines, a écrit un livre, tient un blog, une page facebook

Par les temps qui courent, et surtout avec les réseaux sociaux – parce que courir, c’est fatigant-, une jeune fille doit être informée de la meilleure de manière, c’est à dire sans tabou, sans jugements et avec bienveillance. On est loin des temps obscurs où le sang était impur et la femme devait se cacher.. (Ah bon? Partout?) Enfin, lorsqu’une femme se décide à fonder une famille avec un.e partenaire, et qu’elle rencontre des difficultés, elle met encore trop de temps à être diagnostiquée d’une maladie comme l’endométriose. Pourquoi?  Parce qu’elle met du temps à en parler aux médecins qui la suivent, elle ne fait le lien que tardivement et ses docteurs aussi… Pourquoi? Principalement, parce qu’est encore bien ancrée dans les esprits que quand on a ses règles, on souffre, et c’est normal… NON! Avoir des règles douloureuses n’est pas normal, ce n’est pas la conséquence des actes mauvais perpétrés par la Femme depuis des générations, une femme ne paye pas ses crimes en perdant du sang chaque mois. 
Finalement, Gaëlle introduit l’idée que notre corps peut être notre meilleur allié, qu’un cycle peut être un coach extraordinaire, et rien que ça, ne serait-ce que l’envisager, c’est une petite révolution…  🙂

Panem et circenses

Le 11 juillet 1987, la population mondiale a atteint 5 milliards de personnes. Depuis 1990, cette journée est célébrée pour alerter et sensibiliser aux différents défis auxquels le genre humain va devoir faire face. Cela veut donc dire que, au moins depuis les années 90, on sait que l’expansion de la population mondiale peut poser problème.. Dans certains pays, souvent les plus pauvres, on constate un manque de nourriture, des conditions sanitaires inacceptables, une mortalité infantile, voire maternelle, élevée et une pollution extrême.

En 30 ans, la population mondiale aurait augmenté de presque 3 milliards d’humain. Les solutions proposées pour favoriser une meilleure qualité de vie et limiter la croissance sont :

  • L’éducation
  • La planification familiale
  • Une agriculture durable et raisonnable
  • Le commerce équitable    

Quand on lit ce genre de liste, on pense aux pays défavorisés, ou en développement.. Qui n’ont pas les moyens des pays riches.. Pourtant, ce n’est pas parce qu’on a plus de possibilités qu’on est un bon élève. Et c’est sans compter les religions et autres lobbys qui servent avant tout leurs intérêts ou leurs croyances plutôt que notre chère planète Terre. Rien qu’en France, les moyens financiers sont sans doute présents mais ils ne sont pas utilisés à bon escient… La Santé, l’Ecole, l’Agriculture, trois univers qui auraient bien besoin d’un coup de pouce pour tendre vers le mieux… A la place, on divertit le peuple avec des événements sportifs et on s’indigne pour des causes historiques en péril… Il paraît qu’il y a des gens qui, dans un soucis écologique, ont décidé de ne pas avoir d’enfants… C’est un choix qu’ils expliquent et vivent très bien. Tout le monde ne le fera pas.. Alors quoi? Une bonne guerre mondiale, histoire de faire un peu le ménage? Une catastrophe écologique? Humanitaire? Une épidémie faute de vaccins? Une visite de Thanos?

Que faudrait-il faire?

Doit-on vraiment endiguer, contrôler le nombre de naissance? C’est un vaste sujet… Qui est intimement lié à la question écologique… Et si nous décidions tous de prendre cela au sérieux?  C’est à dire, et si nous cessions de consommer et polluer en premier lieu… que nous nous soucions de nos déchets, et de leur traitement? Et si on mettait suffisamment la pression aux grandes entreprises pour qu’elles fassent leur part? Parce que bien sûr que chacun peut faire un peu, mais leur responsabilité est énorme. Et nous, petits colibris, ne sommes pas les plus pollueurs. La question de la population serait probablement moins angoissante après tout cela..

Parce que la croissance économique en conduisant à une surexploitation des ressources naturelles de la planète, ne mènera qu’à la destruction de notre monde.. Parce qu’il faut avoir conscience que la mer commence à la première bouche d’égout, qu’il y a parfois des achats irraisonnés et inutiles, que les objets ont une histoire avant qu’on se les ai appropriés et après qu’on les ai abandonnés, souvent dramatiquement humaine… Que la consommation est désormais l’expression de notre conscience citoyenne.

Si les grands de ce monde voulaient bien se décider, en favorisant l’éducation, et la planification familiale, en développant une agriculture durable et raisonnable ainsi qu’un commerce équitable. Alors, on peut espérer qu’être nombreux sur Terre ne soit pas un si grand problème.. Saviez vous qu’à la fin des années 80, un consensus international visant à réduire les émissions de gaz à effet de serre était près de voir le jour? Mais c’était sans compter John Sununu, l’un des premiers climato-sceptique et accessoirement chef de cabinet du gouvernement Bush, qui participa à élaborer une stratégie du doute afin de protéger les profits des grandes entreprises. C’est édifiant! Pour en savoir plus, lisez le livre de Nathaniel Rich “Perdre la terre”.

Peut-on dire que cette journée mondiale est aussi là pour nous rappeler que si nous, humains, ne faisons que passer, cela ne veut pas dire que nous ne laissons pas de traces indélébiles?