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Prendre soin de soi #10 du mois

10 jours que je tourne en boucle sur le thème du mois d’avril de Egalimère… « prendre soin de soi »…

Comme toute mère qui se respecte, le confinement, c’est pas franchement des vacances pour moi. Du coup.. Suis un peu plus longue à la détente.. Pi c’est quoi ce thème ?! Une banale prise de tête sur les injonctions d’une société qui accessoirise la femme en lui intimant en même temps de suivre la voie du développement personnel… Un truc mi-schizo, mi-alzheimer…

Bref.. J’avais du mal à trouver un angle d’attaque pour ma dissert’ du mois.. Jusqu’à ce que je m’observe in-situ.. c’est à dire, en plein confinement..

Au début, je pensais que ça ne changeait pas grand chose.. et puis, j’étais contente de ne plus avoir à faire toutes ces allers-et-venues.. jusqu’à ce que je m’aperçoive qu’en fait, je n’avais plus de temps pour moi… mais genre.. plus du tout… Déjà, avant.. faire pipi tranquille était difficile mais là… là… Est-ce que c’est grave de griffonner sur la case « c’est compliqué » ?

Je dois préciser quelques petites choses :

– Je suis loin d’être parfaite.. Oui.. C’est comme ça… Un jour, je vous dirai comment je l’ai su.. ou pas.. Je tends à m’améliorer, et quelque part, c’est l’essentiel, je crois..

– De base, si je devais être un personnage de Vice Versa, je serai Colère… Je travaille dessus, merci de vous inquiéter.. Joie arrive en second et tristesse en 3ème.. Ou c’est l’inverse.. Ou je ne sais plus.. Parlons-en quand on sera libérés-délivrés, voulez-vous ?

– Alors, donc, j’adore mes enfants la plupart du temps.. J’ai mis longtemps à fonder une famille, pas par choix, hein.. Donc forcément, quand ils sont nés, bah, on était bien contents… ça n’empêche que je rigole bien sur les RS quand je lis des panneaux de parents épuisés, dépressifs et qui s’arrachent les cheveux.. Tout simplement parce que je le suis moi-même et que je pratique allégrement le second degré…. D’autre part, les RS ont une place bien précise dans ma vie..

Voila.. Donc.. Prendre soin de soi… Une douce utopie en plein confinement…

Il y en a qui y arrivent.. C’est génial.. Elles ont un programme.. Elles le suivent.. tous les jours… Dans leurs têtes, il doit y avoir le coach de Serena Williams.. Ou.. je sais pas…

J’ai essayé, hein.. J’ai vraiment essayé.. C’est l’essentiel, nan ? On a tenu, genre.. 10 jours… J’ai fini dans un sale état et je crois que cher et tendre avait peur d’aller bosser et de me laisser seule avec les garçons… Du coup, on a relâché la pression.. Maintenant, ça va mieux.. Bah oui, parce que, pardon, mais le confinement, il touche tout le monde, non ? Donc à la fin.. les enfants, ils en seront tous au même point.. Pas d’école, pas de récrés, pas d’activités extra-conju.. heu.. extra-scolaire.. 🙂

Relâcher la pression à propos des mômes, ça veut pas du tout dire que je prends soin de moi.. Un peu, oui.. ou alors indirectement.. Ce n’est pas ça qui va cultiver mon jardin intérieur me direz-vous… Et vous aurez raison !!!

Évidement, je suis quand même quelques règles… pas trop compliquées, faciles à tenir…:

– Le réveil sonne à 7h30.. J’ai du l’entendre une seule fois depuis le début du confinement, mes enfants étant (très) matinaux.. Mais rien que le fait de le régler chaque soir, je sais pas.. On n’est pas en vacances, bordel.. ! Gardons un cadre !

– A partir du jeudi, parce que le jeudi, c’est déjà un peu le week-end..A parti du jeudi, donc, le soir, je n’hésite plus à ouvrir une bouteille.. Bière, vin rouge, blanc, rosé.. Tout y passe, mais de façon très raisonnable puisque pas d’abus (;-)) Je pense attaquer la sangria d’ici peu et je me tâte pour faire une soupe champenoise à l’occasion de la prochaine grillade… J’y vois pleins d’avantages, notamment : plus d’angoisses du dimanche soir à l’idée que cher et tendre m’abandonne pour aller travailler et donc début de semaine bien détendue…

Avec le retour du beau temps, et donc des apéros et autres BBQ, hasard ou pas, il s’avère que mes fringues rétrécissent…… Mon sèche-linge doit m’en vouloir.. ça ne peut pas être le manque d’exercice, vu que je courre après mes enfants tous les jours… Il y a un camps de nudistes près de chez moi, je vais sans doute finir le confinement chez eux..

– Sur les réseaux, je ne dis rien de ce que je traverse avec les monstres que sont devenus mes enfants.. J’aurai peur de m’attirer les foudres de la bien-pensance, l’élite de l’éducation positivo-veillante… C’est bien connu, pour vivre heureux, vivons caché… En tout cas, si l’aide sociale à l’enfance vient chez moi, je saurai que ce sont mes voisins, lassés par mes cris, plutôt que mes amis virtuels… J’arriverai peut-être à les soudoyer avec des bonhommes en rouleaux de PQ, mes tableaux en peintures gonflantes et la tonne de coloriage que je stocke dans un placard… Avec un peu de chance, ils auront dans leur sacoche des cartouches d’imprimantes et du papier que j’arriverai à piquer pendant que mes fils attireront leur attention avec leurs acrobaties quotidiennes.

Ça n’enlève pas le fait que le confinement aura été bénéfique pour moi… Au vu de mes envies quotidiennes de fugue, j’ai vite compris que quelque chose clochait… Avec cette interdiction de sortir, j’ai pu constaté que j’avais purement et simplement disparu… Certes, cela fait 3 ans que je me débats dans les sables mouvants de ma propre existence.. Et donc, le confinement m’a aidé à atteindre plus vite (!) le sommet de mon vide intersidéral…

Ce qui m’a donné assez d’énergie pour rebondir, tel le ballon sauteur qui git, épuisé, abandonné dans le jardin par mes enfants.. (ça aurait pu être dans la maison, imaginez le carnage!)

« Il faut que ça cesse ! Quoi ? Bah, ça, là, cette situation ! Je ne suis pas la servante des uns et des autres… ça suffit! Marre d’avoir cette impression d’être la seule à habiter dans cette maison (comprendre être la seule à savoir où se trouvent et se rangent les choses..) » A mon sens, c’est ça.. prendre soin de soi ! S’exprimer ! Savoir ce qui ne va pas, le dire et ne pas transiger..

(de toute façon, j’ai jamais vraiment été du genre après-midi girly pour se sentir bien..)

On a tous envie de croire que le monde d’après sera meilleur.. Le savoir, la compréhension, le vécu… que grâce à ça, on peut changer… Mais pour combien de temps ? Je suis plutôt pessimiste à ce sujet.. Je pense qu’on peut tout oublier.. En fait, pour moi, on oublie pas forcément les événements mais on oublie l’intensité de ce que l’on a vécu.. Et selon le degré d’implication, cela va plus ou moins vite..

Mais…

Ce week-end, j’ai découvert la transmission transgénérationnelle des traumatismes.. Pour résumé, on peut dire que la souffrance traverse la lignée familiale, et j’aime à penser que cela sera jusqu’à ce qu’une personne soit prête à y faire face, la ressentir, la soigner..  Je ne vais pas écrire un essai sur le sujet, vous pouvez cliquer sur le lien plus haut ou googler (ou mieux aller sur un moteur de recherche respectueux) cet intitulé et vous faire votre avis par vous-même.. Il y a quelque chose qui résonne fortement en moi… Et ces mots qui sonnent , comme dirait Jenifer, c’est un cadeau du ciel..

Le peu que je sais des histoires familiales laisse présager que je ne porte pas la responsabilité de tout mon mal-être. Je me rends compte aujourd’hui, en ces temps confinés, qu’au lieu de me malmener pendant tout ce temps comme j’en avais l’impression, en réalité, je prenais soin de moi.. Ces moments, si longs, de désespérance où il m’a semblé que je ne m’appartenais plus, n’étaient en fait pas les miens.. J’ai envie de croire quand de ce monde de l’après, je saurai vivre ma vie parce que je saurai enfin me connaître et me respecter.

Sous quelle étoile suis-je né? – Michel Polnareff

Mauvais 1er avril

Marie est morte chez elle hier soir.

Son mari et elle étaient partis en week-end au Portugal avant la déclaration du président annonçant le début du confinement. C’était un cadeau des enfants.

Marie, elle était allée chez le docteur dès que la fièvre et la toux sont apparues et l’ont inquiétées. Ce médecin a fait comme beaucoup d’autres, et l’a renvoyé chez elle en lui conseillant pour tout traitement du doliprane, et une couette chaude et accueillante.

Tout en respectant les distances-barrières, leurs voisins déposaient dans le jardin des bouillons et autres soupes chaudes mais ça fait plusieurs jours que tous les deux, ils ne pouvaient plus rien avaler.

Hier, leur fils est venu à la maison et pour déjeuner leur a cuisiné des pâtes.. en vain.. Marie n’est pas sorti de son lit, trop faible. Le soir, lorsqu’il est repassé, elle s’est évanouie mais il a réussi à la réveiller.

A leur arrivée, les pompiers et le Samu n’ont pas réussi à la réanimer à sa deuxième perte de conscience.

Son conjoint n’a pas été emmené. Il n’est sans doute pas assez malade.. Son fils qui s’est approché d’elle d’un peu trop près va devoir probablement s’astreindre à une quarantaine sévère.

Marie est morte hier soir.

Et comme tous ceux qui la connaissait, je pleure sa perte.

Et j’ai peur. Parce que le virus s’approche.

Et puis, je suis en colère.. Contre ce monde fou.

J’ai envie de hurler que c’est dégueulasse de perdre comme ça, sans prévenir, quelqu’un de bien.

Que c’est injuste de demander aux soignants de se dévouer pour pallier aux décisions arbitraires de ces inconscients.

Que c’est lamentable de voir que là où l’argent manquait, il y en a désormais. (à moins qu’on ne le paye très cher demain ?!)

Que comme d’habitude, leurs décisions: nos morts.

Que c’est incroyable de devoir choisir entre vivre ou travailler.

Je voudrai que la terre entière sache que Marie est venue au monde, a vécu, a aimé et est morte.

Marie n’est pas un grand musicien, un politique reconnu, un journaliste ou un sportif. Marie n’aura jamais d’hommage dans les médias. Et probablement que Marie s’en ficherait comme de sa première chaussette.

Mais Marie n’est pas seule. Ils seront nombreux ceux qui mourront de cette saleté de virus.

Chez eux ou ailleurs… Des anonymes qui sont aimés, des personnes qui mourront seules, apeurées. D’autres contaminés parce qu’ils auront pris soin d’autrui…

Des jeunes, des moins-jeunes, des grands, des gros, des petits, des maigres, des chauves, des chevelus, des blancs, des noirs, des marrons, des jaunes, des arcs-en-ciel…

Nous sommes tous touchés, de près ou de loin..

Nous allons tous y laisser quelque chose… ou quelqu’un…

Je voudrai terminer en disant un truc du genre « alors restez chez vous.. blablabla..  arrêtez de commander sur le net.. et cætera.. vous baladez pas n’importe où.. stop aux soirées festives.. »

Mais franchement.. Là…

Je pense juste à Marie, qui est morte hier soir chez elle devant son fils.

Mes deux yeux pour pleurer – La Grande Sophie

Nouvelle Année!

A partir du 31 décembre, et jusqu’à la fin du mois de janvier, on se souhaite à tous, sans presque plus réfléchir, une bonne année.. 

Au début, de façon festive.. et au fur et à mesure que janvier s’écoule, on s’essouffle.. on s’agace parfois.. Avons nous oublié quelqu’un? Tata Jojo? La boulangère ou la dame de la crèche? A t on utilisé les bons termes, la bonne manière?

Avant tout ça, cette année, on pourrait l’espace de quelques instants, regarder en arrière.. 

Voir le chemin parcouru: les progrès, les hésitations, les réussites, les échecs..

Lever la tête et contempler ce qui a été accompli.. sans complaisance, sans excuses, sans regrets.

Bravo!

Oui, bravo!

Cette année, comme toutes les autres, vous avez survécu. Vous avez vécu..

Les guerres qu’il y avait à mener, vous leur avez fait face.

Les douceurs qu’il y avait à distribuer, vous les avez données.

Avec ce que vous pouviez, avec tout ce dont vous étiez capable.

Bien sûr, vous avez fait des erreurs. Bien sûr, vous n’êtes pas parfait.e.

C’est évident!

Si vous l’étiez.. il n’y aurait pas d’histoires… il n’y aurait rien à améliorer. Rien à souhaiter pour l’année suivante..

Vous avez le droit d’être fatigué.e, d’être essoufflé.e.

Arrêtez vous, un peu, ou beaucoup.. Reposez vous.

Personne ne gravit une montagne sans marquer de pauses de temps en temps.

Et quand vous vous sentirez prêt.e, remettez vous en marche.

Parce qu’en fait, vous n’avez pas le choix que d’avancer.. même à votre rythme.. 

On peut dire ce qu’on veut.. Mais la Vie.. C’est ça.. Des hauts, des bas.. Des collines et des pics à gravir.. Des faux-plats ou des cuvettes… 

On nous fait croire que l’on peut atteindre un lieu Idyllique, une sorte d’Eden et que ce jour-là, nous deviendrons un être accompli, serons parfaitement heureux.. La Vérité, la Vraie: c’est que le paradis, c’est ici et ce que vous en faites.. Là où vous êtes.. Parce que vous y êtes.. et avec qui vous le vivez.

Profitez-en.. Rendez le meilleur de jour en jour.. N’attendez pas, n’attendez plus.. De rien, ni de personne. Avancez!

Je vous souhaite d’être fier.e de ce que vous avez vécu, de ce que vous êtes devenu.e. Je vous souhaite de savoir ce que vous voulez devenir durant cette nouvelle année.

J’espère que vous emprunterez la route adéquate pour y parvenir.. N’oubliez pas que si jamais vous vous perdiez en chemin, il sera toujours possible de revenir sur vos pas ou d’inventer un itinéraire-bis.

Enfin, je vous souhaite d’être entouré.e.. Des bonnes personnes.. Celles que vous aimez, celles qui vous aiment..  Vous savez, ces êtres qui vous acceptent tout entier.e, et ne veulent que votre bonheur…

J’espère que vous laisserez s’éloigner ceux qui ne feront qu’assombrir votre horizon ou votre quotidien. N’hésitez pas à garder vos yeux et vos bras ouverts pour accueillir celles et ceux qui en auraient besoin ou qui reviendraient à l’occasion..

Saupoudrez tout ça de quelques rêves et de rires joyeux… Vos pas n’en seront que plus légers!

Belle année 2020!

Bonne Année, Bonne Chance! (Guy Béart)

Journées à l’Internationale

Doit-on y voir un hasard ou la main du Destin quand le jour férié de la Toussaint, la Journée Mondiale du Véganisme,puis celle du Droit à Mourir dans la Dignité et la Commémoration des Fidèles Défunts ont lieu sur 2 mêmes jours consécutifs?

Est ce que quelqu’un convaincu qu’il ne peut exploiter d’une quelconque manière un animal est un Saint? Ou sera un fidèle défunt lorsqu’il aura trépassé? Est ce qu’une personne qui aura souffert jusqu’au bout d’une terrible maladie peut être considéré.e comme un.e Saint.e ou bien un.e fidèle défunt.e? Est ce que les Saint.e.s et les fidèles défunt.e.s, de là où ils nous regardent, ripaillent de vin et de pain seulement ou ont agrémenté leur encas avec un saucisson label rouge et du camembert AOP? Avouez qu’il y a de quoi se poser des questions!

Ou bien, n’y aurait-il pas plus de journées mondiales / internationales que de jours dans l’année…? Et ne parlons pas des saints célébrés chaque jour, car ils doivent souvent partager leur D-day avec un autre.. en plus de partager le 1er novembre.. Donc, en plus d’être trop nombreux sur Terre, nous avons trop de choses à fêter!

Enfin.. fêter.. On se comprend, hein… On parle plutôt de commémoration, de souvenirs, mais aussi de combats, d’informations, de droits! Il y avait un temps de recueillement, un temps où l’on pouvait faire une pause dans sa vie trépidante pour se remémorer des moments historiques ou ces personnes dont une haute instance religieuse avait jugé qu’elles avaient consacré leurs Vies à “l’exercice de la charité, l’accueil de la miséricorde et le don de la grâce divine”.  Depuis les années 50, l’ONU, l’OMS, l’UNESCO instaurent des journées mondiales ou internationales afin d’alerter les populations sur des causes souvent universelles, parfois dramatiques et d’autres bienheureuses. Des ONG et des associations peuvent également saisir cette occasion pour médiatiser des pratiques à encourager ou des problématiques à bannir. Et nous.. Nous pouvons décréter que demain sera la journée des chaussettes en pilou, ou de la crêpe confiture fraise-chocolat fondu. Tout en vérifiant quand même sur le net que quelqu’un n’aura pas eu la même idée que nous.. et en entraînant avec soi un maximum de “followers”!

Il semble que l’obsolescence programmée ne concerne pas que les machines, mais touche également des idées, des valeurs.. Les journées mondiales/internationales nous rappellent l’importance capitale de certains droits, de certains actes. Sommes nous devenus incapables de sourire ou d’être heureux pour que l’on invente une journée du bonheur et une autre du sourire? Est ce que la journée des gauchers ou des peuples autochtones les rendent plus visibles, moins opprimés?  C’est sans doute les avantages et les inconvénients du monde moderne, on peut communiquer sur tout et son contraire, tout en oubliant de vivre le plus important. Et si, la célébration de ces journées ne permettaient en fait que de vendre plus.. ? Et si, finalement, l’objet de nos attentions quotidiennes ne devenaient plus qu’un produit, que du marketing.. Un peu comme ces 14 février suintant le parfum de supermarché et les roses hors-saison? Il est certain que ces journées appellent au RESPECT.

Par exemple, le respect des animaux, dans la relation entretenue avec eux, mais aussi en bannissant toute exploitation animale et la cruauté qui peut parfois l’accompagner. Le respect pour toute personne souhaitant ne pas subir d’acharnement thérapeutique dans le but de lui faire vivre quelques instants de trop et donc, son droit à disposer de son corps et de sa vie. Le respect des croyances des uns et des autres, le respect des morts, qu’ils aient simplement vécu ou servi une noble cause…

Finalement, ces journées internationales/mondiales, c’est un peu comme l’application réveil de votre smartphone, vous avez l’impression que ça sonne toutes les 10 minutes, mais c’est seulement pour vous alerter! Cette petite musique insistante finira-t-elle par vous réveiller à l’heure?

Les activités extra-scolaires

A y est.. Le mois d’octobre est bien là.. C’est foutu pour les essais gratuits des différentes activités proposées dans votre commune.. Vous avez tout écumé.. Le cirque, le base-ball, la capoeira, l’éveil à la musique, piscine, théâtre, le foot … les échasses…. Maintenant, il va falloir choisir et payer … ou renoncer..!

Certains vous diront: “Rien avant le CP!”; d’autres vous expliqueront qu’il ne faut pas plus d’une activité par semaine… Du coup, vous culpabilisez, ou vous vous posez des questions…. Ce qui ne change pas grand chose.. Vu qu’en tant que parent du 21e siècle, vous passez déjà votre temps à vous poser des questions et à culpabiliser… et vice-et-versa… Bref!
Donc, vous sentez bien que votre aîné.e y gagnerait à voir autre chose que sa classe ou le centre aéré… Parce que c’est aussi ça, les activités extra scolaires.. C’est une sorte de découverte d’un autre monde.. un endroit ou papa et maman n’y connaîtraient pas forcément grand chose, un endroit ou, en tout cas, ils ne seraient plus les seuls maîtres à bord.. ça faisait un moment que ça vous démangeait.. de l’envoyer se frotter un peu à une autre forme d’autorité qui lui inculquerait quelques valeurs l’air de rien.. avec en prime des ami.e.s de tout âge, en dehors de l’école..

Encore faut-il que votre ville ou ses proches voisines proposent une activité potable, accessible financièrement et géographiquement parlant.. Nan parce que bon.. les fins de journées hivernales, où vous serez bien content.e de rentrer à la maison pour ne plus ressortir: terminées! Et les grasse mat’ bien méritées après une dure semaine de labeur et de charge mentale domestique: terminées! A la place, vous aurez le droit de ressortir dans le froid pour le/la déposer au gymnase de Trifouillis-les-Oies, attendre dans la voiture ou aller faire les courses (parce qu’il faut bien mutualiser les déplacements).. Vous lever à 7h du mat un dimanche pluvieux et faire le taxi pour 3 ados qui courront après un ballon oval ou rond.. ou …mais qu’est ce que c’est que ce sport???

Vous êtes sûr.e? Vraiment? A t il vraiment besoin de travailler sa motricité? Est ce qu’elle ne pourrait pas aussi bien tisser un lien avec son petit poney à paillettes plutôt qu’avec le cheval du haras du coin?

En fait, tout dépend du prisme avec lequel vous regardez votre enfant.. Parce qu’on le sait tous.. Hein, votre enfant n’a besoin que de vous.. d’une famille.. d’amour.. toussa toussa.. Oui mais…

S’ouvrir au monde.. Découvrir les liens que partage une équipe.. Apprendre la patience et la persévérance.. Écouter des conseils.. Développer une sensibilité et être capable de l’exprimer… Essayer, encore et encore… Tomber, parfois.. Gagner souvent… Des larmes, de la sueur, de la fierté.. Tout donner, s’économiser un peu, ou tout perdre.. Feindre, s’entraider, tester, tenter.. Avoir une passion, et puis une autre et encore une autre.. être curieux de tout, et ne rien s’interdire.. Rester sur le banc ou s’avancer dans la lumière.. Vaincre le trac ou perdre ses moyens..

Toutes ces expériences, votre enfant mérite de les vivre.. pendant un an.. ou 2 .. Des mois ou quelques semaines.. Il a le droit de changer d’avis, d’avoir des mauvais jours ou juste, d’être fatigué… Il se blessera peut-être, et vous le relèverez. Que vous l’inscriviez ou non.. Ce qui compte, c’est qu’il s’y retrouve.. Lui.. Pas vous.. C’est un peu ça la parentalité, non? Et si vous y perdez quelques chèques en route, dites vous que c’est un investissement sur l’avenir.. Le sien..

Maintenant, allez donc faire les beaux jours des généralistes en cette fin d’année pour obtenir le certificat d’aptitude pour compléter son inscription… Il y aura peut-être parmi tous les parents qui patientent comme vous quelques individus qui ne seront pas contre la création d’un club de supporters, prêts à lever le coude pour fêter les victoires et tendre la main pour relever la tête!

Ce petit coin de Paradis

Bientôt la mi-septembre.. Tout le monde est rentré dans ses pénates.. La demi-saison s’installe avec son lot de coups de froid matinaux et chaleurs postméridiennes. Vous étiez touristes ailleurs, vous redevenez locaux ici. Et ailleurs comme ici, il est normal de jeter ses déchets dans une poubelle, de respecter l’endroit où vous êtes. Pourtant, au départ des uns et des autres, on retrouve souvent et partout des mégots, des restes de fast food quand ce n’est pas du papier toilette et autres joyeusetés hygiéniques.

Du coup, vous râlez.. contre ces “conquistadores” qui envahissent tous les ans votre petit coin de paradis. Râler, c’est sympa.. Mais ça sert pas à grand chose.. Il est peut-être temps d’agir.. à votre échelle.. Vous pouvez envoyer des mégots à recycler… Et suivez c’est la mode, n’hésitez pas à interpeller les consciences sur les réseaux. Comme refaire le monde, c’est toujours plus chouette à plusieurs, allez donc voir du côté des cartes sur internet pour savoir quand vous pourriez vous joindre à une initiative citoyenne. Notez que le 21 septembre, vous pourrez au moins participer au “World Clean Up Day”

Parfois, pour agir, il faut du “vécu”, quelque chose de bien marquant, positif ou négatif.. Parce qu’il n’y a rien de tel que lorsque l’on se sent concerné.. Cela peut être de voir un, très jeune, natif  gravir le chemin allant au monument Wallace près de Stirling (Ecosse) et ramasser les déchets des touristes. Cela peut être une plage proche de La Rochelle au 25 décembre dernier et ne trouver que des bouts de plastiques, des restes de filets de pêches.. Ou bien, rouler derrière une voiture dont le conducteur balance par sa fenêtre successivement sac MacDo’ et mégots..

Quand on était gamins sur les plages ou sur les chemins montagnards, on récoltait quelques coquillages troués, des galets.. Parfois, on cueillait de jolies fleurs qui sentaient bon le curry ou de simples tardives… Il est peut être temps aujourd’hui d’apprendre explicitement à nos enfants que les choses ne cessent pas d’exister quand elles sont hors de notre champ de vision.. “Loin des yeux, loin du coeur”.. Hum… Non.. On sait bien que les objets, s’ils n’ont pas de consciences, ont une durée de vie, c’est à dire une durée d’utilisation ET un temps pour se bio-dégrader.

Cet été un groupe de jeunes adultes se demandait, en rentrant de la plage, où jeter une peau de banane.. Une simple peau de banane…  Si ce n’est pas en plastique, cela ne veut pas dire que l’on peut la balancer dans la dune protégée..

D’abord parce qu’elle mettrait au moins 6 mois à se dégrader (Imaginons, 100 personnes balancent 1 banane par jour pendant 2 mois.. A terme, vous auriez envie de vous balader dans le coin?). Ensuite, si la banane n’est pas bio, sa peau est donc un concentré de chimie qu’il vaut mieux jeter là où elle mérite d’aller: à la poubelle.. Enfin, abandonner ses déchets, c’est aussi mettre en branle toute une organisation de nettoyage.. Il y a bien sûr des associations qui organisent des opérations ramassages, mais aussi les municipalités qui mandatent des agents, des structures publiques ou privées qui factureront leurs interventions.. Factures soldées avec l’argent du contribuable.. Alors, au lieu de grommeler au sujet du feu d’artifice du 14 juillet très décevant, vous pouvez critiquer ceux qui ne ramènent pas leurs déchets jusqu’à la voiture, puis la maison..

Il existe des lieux où l’on distribue des cendriers, des lieux où les poubelles n’ont plus leur place..  Le but affiché est de pousser tout-un-chacun à ne plus produire de déchets.. Comprendre: cela permet de prendre conscience de ce que chacun-de-nous peut produire comme détritus. Pour réduire cette production mortifère et peut-être un jour la supprimer totalement.

En remplacement des fleurs qu’il vaut mieux ne pas cueillir et des galets qu’il est interdit de soutirer aux plages, il faudrait peut-être un sac et des gants pour le nettoyer, ce petit coin de paradis.. Ainsi, en donnant l’exemple, les uns se poseraient des questions, les autres viendraient aider..

Jouons un peu…

C’est pas parce qu’on est adultes qu’on n’a plus le droit de s’amuser à la plage (à la montagne, à la campagne)… Et c’est pas parce que nos enfants sont des enfants qu’ils connaîtront tout les jeux (et les règles) du monde entier.. Alors, oui, ces derniers temps, on nous explique que c’est bien de les laisser s’ennuyer.. Qu’à trop les solliciter, ils sont soumis à trop d’excitations et n’apprennent pas à se retrouver.. Ok..! Cela dit… Partager avec eux quelques temps de jeux, où vous vous consacrerez rien qu’à eux permettra de remplir leur réservoir affectif. Donc… Voila quelques sites qui donnent des idées de jeux en plein air… (oui, parce que l’été, on vit dehors, non?..)

L’excellent site de Momes.net recense pas mal d’activités à la fois simples et classiques.. qui d’ailleurs peuvent aussi servir aux fêtes d’anniversaires.. Jeux et compagnies propose une douzaine de jeux “géants” et va même jusqu’à lister toutes les activités possibles à la plage. Si jamais la famille se réunit et qu’alors le nombre d’enfants dépasse l’entendement, surtout, n’hésitez pas à piquer des idées sur des sites comme jesuisanimateur.fr. Et si l’accès au wifi est inexistant dans le petit coin perdu où vous vous ressourcez, courrez chez votre marchand de journaux et achetez le magazine La Tribu des Idées dont le dernier numéro contient plusieurs idées pour occuper l’été..

Avant de partir, assurez vous que vous aurez tout le matériel nécessaire: pour le sport, vous irez probablement vous fournir par ici, et là pour les jeux un peu différents (rétros ou découverte..) mais pour le reste? Vous savez ces petits jouets en plastiques qui se cassent à la première utilisation et que vous achetez une fortune à la dernière minute chez le Super du coin… Oui parce que bon, la pelle qui casse dès le premier château de sable.. Hum.. Rapport qualité-prix, ça fait cher la contrariété et le gamin en pleurs… Bon.. Sans parler du fait qu’on parle d’un plastique pas très éthique, ni écolo.. Bref.. En fait, il existe une multitude de marques responsables, vendues souvent sur le net grâce à des boutiques comme berceaumagique, Jeujouethique, brindilles, ou encore maman-naturelle et entre autre petitzebre. Bien sûr, vous trouverez des sites qui vendront les éternels accessoires à une sortie plage réussie à un prix acceptable et il se pourrait même que ces pelles et ces râteaux puissent durer dans le temps… Comme pour tout, tout dépend du budget, du délai de livraison et de la qualité du produit..